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 plouf (Pv Anaelle)

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MessageSujet: plouf (Pv Anaelle)   Lun 11 Juin - 21:10

Un soleil d'un orange sale et trouble tombait doucement sur Rosewood , allongeant les ombres au point de les rendre si longue qu'elles finissaient par se perdre le long des dalles de ciment composant le trottoir encore chaud du soleil de la journée.
Trottoir aussi aride et vide de vie que le désert qui s'étendait à perte de vue autour de la ville, même en s'y penchant de près on ne pouvait voir la moindre pousse de verdure percer entre les jointures de celui-ci. Un paysage déprimant...Tout y étais carré, ajusté au millimètre près, tout ici avait pris cette couleur terne de poussière du fait du chantier qui se dressait juste à côté.

Il était difficile de respirer ici tant l'air était saturé de particules en suspension, et encore on était dans un espace ouvert, mais la construction était si vaste, si vieille, et les ouvriers ainsi que les machines continuaient d'aller et venir encore et encore depuis si longtemps qu'il n'y avait que peu de chances pour qu'eux même sachent encore ce qu'ils étaient en train de construire après tout, pourtant tout comme de dociles fourmis ils revenaient encore et encore inlassablement se relayant au fur et à mesure que l'emprunte du temps se faisait sentir sur les épaules des plus vieux travailleurs. C'était un étrange ballet que celui-ci, de voir toutes ces vies qui se consumaient sur cette aberration de béton labyrinthique qui s'étendait maintenant à perte de vue. Il était assez peu probable que toutes les parties de l'édifice soient constamment avancée, non en vérité le tout poussait de manière assez sporadique, un coup par ci un coup par là, puis un mur ici, un plafond là bas. Combien de paria étaient en train de vivre ici ? A l'insu de tous, dans les recoins les plus éloignés et les plus sombre de ce triste témoins de la démesure humaine, cette espèce de tour de Babel des temps modernes qui ne semblait jamais devoir s'achever ultime preuve de la lente déchéance de l'humain, épée de Damoclès au dessus de la ville. D'aucun croyaient d'ailleurs que la ville s'effondrerait lorsqu'on verrait cette chose s'achever. Fallait il y accorder du crédit ? Cela ne regardait que vous, croyez vous en Nostradamus ou au Maya ? Il y a toujours des illuminés pour voir des présages de fin du monde.

Toujours est-il que l'édifice en lui même, la toile, était impressionnant, le voir grossir au fur et mesure qu'on s'en approchait donnait toujours des frissons tant c'était à la fois grandiose et glauque, c'était comme contempler le squelette d'un vieux monstre mort depuis des lustres, peut être n'était ce que cela. En prenant en considération tout les gens qui s'étaient tuer à la tache sur ce monstre de ciment, ne pouvait-on pas dire que cette chose mangeait les gens ?
Une question intéressante à creuser plus tard.

Malheureusement il n'était pas là pour ça. Il philosopherai plus tard, pour le moment il avait quelque chose d'autrement plus urgent sur les bras, et l'expression était juste aux vues du paquet qu'il transportait emmailloté sur son épaule. Le paquet en question était long de 175cm environs, d'un poids total de 70/80 kilo, encore qu'il se faisait a chaque pas moins lourd du fait des gouttes rouges qui s’échappaient par l'arrière de l'écheveau de sacs poubelles qui recouvrait le corps.
On pouvait se demandait pourquoi quelqu'un irait de lui même se promener avec un cadavre dans un chantier au crépuscule...oui on pouvait se le demander ou alors on pouvait réfléchir et se dire que laisser un corps couler dans les dalles de bétons que l'on venait de couler pour les fondations était une plutôt bonne planque...c'est vrai qui irait chercher un corps sous des milliers de tonne de bétons ?

Malgré tout , c'était un peu triste était il en train de se dire en passant la pancarte délavée marquant l'entrée du chantier et qui dans le temps devait à un endroit ou à un autre porter l'inscription « défense d'entrer » mais ça c'était il y avait si longtemps que le temps avait eu raison de la pancarte la rendant presque blanche.
Chaque pas laisser s'envoler un petit nuage de poussière et chaque goutte de sang était rapidement absorbée par le sol. Il était entré sans aucune peine dans l'enceinte du chantier, c'était que nombre de personne devait venir zoner par ici, il tablait sur un repère de paria mais il se demandait s'il n'allait pas tomber sur une espèce de lieu de rendez vous un peu underground. Et qui disait lieux de rendez vous disait aussi témoins gênant et dieu sait que c'est embêtant mais on ne peut se contenter de tuer simplement les témoins, ça fait trop de meurtre et cela produit l'effet inverse de celui qu'on recherche au départ ce qui n'est pas bon non plus !

Aussi s'arrangeait-on simplement pour ne pas laisser de témoins, d'où l’intérêt de balancer un corps au fin fond d'un chantier...Chose qu'il fit a la première dalle de béton assez profonde pour noyer correctement le corps.
Il était là debout a regarder le corps disparaître sans bouger dans le vent du crépuscule, baigner par les ombres qui noyaient la scène dans leur ténèbres.

Le corps ne disparaissait pas aussi rapidement que souhaiter, il était carrément lent même. Il le voyait bien s'enfoncer petit à petit mais à cette vitesse il serait encore en train de surnager d'ici 2 heures et il ne pouvait pas se permettre de laisser ce cadavre flotter joyeusement a la surface de la dalle attendant que quelqu'un le découvre. Il ne comprennait pas, pourtant il aurait du couler sans problème normalement à cette heure ci le ciment n'avait pas encore tiré à ce point...à moins que les ouvriers ne l'avaient fait volontairement plus sec que la norme pour qu'il sèche plus vite, histoire de se casser plus tôt par exemple...dans tout les cas, il ne pouvait se permettre de patauger dans le ciment pour appuyer dessus, il était vêtue d'un magnifique costume noir et d'une chemise d'un blanc eclatant, il n'avait aucune envie de dégueulasser l'ensemble

Eh merde.

Restait maintenant à espérer que personne n'aurait la bonne idée de se pointer ici, il y avait quand même peu de chance, il avait bien choisit son endroit (en théorie du moins) assez proche de la sortie pour permettre de se barrer facilement s'il avait besoin de le faire, mais tout de même assez loin pour avoir deux ou trois chemin alternatif au cas où il ne pourrait pas simplement revenir sur ses pas, assez loin aussi pour n'être visible de nulle part depuis l'extérieur sans être néanmoins trop enfoncé dans le dédale en construction pour ne pas risquer de tomber sur d'éventuels clodo ou autre personne errant dans l'endroit et constituant pour l'occasion des témoins gênant qu'il faudrait supprimer ce qui le forcerai à choisir entre gaspiller une balle pour du tout venant ou alors froisser ses beaux vêtements en les tuant à mains nues...c'était dans ces cas là qu'il avait tendance à se dire que la vie était vraiment trop injuste avec les tueurs de son acabit.
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MessageSujet: Re: plouf (Pv Anaelle)   Jeu 14 Juin - 22:14

    Anaëlle profitait du soleil couchant, enfin ça faisait un moment qu’elle profitait puisqu’elle s’était dirigée ici directement après avoir fini son travail. Une chance qu’ils n’aient pas été trop loin, il faisait un temps merveilleux et elle aimait venir trainer ici lorsqu’il faisait ce genre de temps.
    L’atmosphère était lourde et sèche et pourtant le vent ne soulevait pas la poussière, enfin … pas trop tout du moins.
    Un peu plus tôt elle avait escaladé un vieil échafaudage s’était assise et avait laissé ses pieds se balançaient tout en regardant loin devant elle et se demandant ce qu’il y avait là-bas. Elle ne savait pas trop ce qu’elle entendait par là-bas, mais ça importait peu. Jusqu’où allait l’horizon ?

    Puis il était arrivé.

    Elle ne savait pas depuis combien de temps elle était ici, juste que le jour commençait à décliner quand elle avait aperçu au loin une silhouette qui s’approchait d’elle. Enfin une silhouette assez étrange parce que c’était un homme, elle en était sûre, mais il avait une drôle de forme un peu comme si deux ou trois bonhommes étaient entassés sur lui. Une sorte de monstre tout droit sorti d’une BD ou quelque chose comme ça ! Un horrible mutant qui … qui quoi ? La traquait ? haha …
    Plus la chose s’approchait, plus Anaëlle distinguait les détails qui la faisaient. En réalité ce n’était pas du tout un mutant, juste un type qui se baladait avec un sac qui faisait sa taille sur l’épaule
    La jeune fille n’arrivait pas à le lâcher des yeux étrangement elle avait envie d’en savoir plus, même si voir quelqu’un ici n’était surement pas une bonne idée, elle était totalement sans défense, même pas une pauvre bombe lacrymo ou un canif pour se défendre, s’il lui arrivait quelque chose elle pourrait juste pousser un grand cri aigu, pour peu que quelqu’un ne l’entendes elle serait sauvée !

    Gabriel ?

    Elle rêvait n’est-ce pas ? Ça ne pouvait pas décemment être lui. Et puis qu’est ce qu’il aurait fichu ici avec un sac pareil ? Généralement ce sont les gens qui veulent se débarrasser de quelque chose qui viennent dans ce genre d’endroit. Un corps ou une arme, ou même le soutien-gorge d’une maîtresse, en tout cas c’est toujours comme ça que ça se passait à la télé !
    Anaëlle n’osait pas ouvrir la bouche, elle regardait en dessous de ses jambes qui pendouillaient son presque-inconnu qui venait de jeter son ‘sac’ dans du béton frais. Elle avait peur qu’il la voit, et pourtant elle n’osait pas bouger. Avait-elle raison ? Ca elle n’en savait rien, mais en se levant elle aurait pu racler une de ses chaussures contre la ferraille ce qui aurait attiré son attention ou quoi que ce soit dans le genre.

    Le voir ravivait les souvenirs du square. Le corps qu’ils avaient trouvé dans les buissons, parce que là elle en était sur il ne pouvait rien avoir d’autre dans ce sac qu’il venait de jeter qu’un sale macchabé, c’était obligé. Et s’il venait de lancer quelqu’un la dedans, c’est qu’il aurait pu sans soucis, sans regrets surement, et sans se faire remarquer tuer le gars qu’ils avaient retrouvés là-bas
    Là-bas …
    Elle aurait bien aimé y être là-bas, ou que ce soit !

« Je suis jamais au bon endroit hein ? »
    Oups !
    Mais qu’est-ce qu’elle avait dans la tête ?

    La jeune fille se mit à rire doucement, quoi que très nerveusement.
    Tout à l’heure elle avait peur, maintenant elle était morte de trouille, et même déjà morte tout court dans sa tête.

    Que devait-elle faire à présent ?
    Elle ne pouvait pas descendre de la où elle était c’était clair !
    Elle attendit. Essaya de jauger à la fois la situation et la réaction de l’interpellé. Elle n’avait pas parlé très fort, avec un peu de chance peut-être ne l’avait-il pas entendue ?

« J’aurais pas pu me la fermer moi ? »
    Se fit elle tout bas. Ça c’était sûr qu’il ne l’avait pas entendu pour l’autre par contre … elle croisait les doigts.

    Je veux rentrer à ma maison Pleurnichais-t-elle intérieurement.
    Retourner dans son cocon, son petit nid douillet. Elle aurait dû rentrer tout de suite. Elle aurait comme d’habitude posé ses clés sur le meuble qui se situait à l’entrée, ensuite elle aurait fouillé dans son frigo et aurait finit par nourrir son chat au lieu de se nourrir elle-même car comme d’habitude rien ne lui aurait fait envie.

    Oh mon Dieu !

    Son chat ! Qui allait s’occuper de son chat si elle ne rentrait pas ? Le pauvre, il détestait rester seul trop longtemps, il se sentirait trahi !

    Elle se leva doucement. De toute façon même s’il comptait la rattraper il aurait quatre étages à monter, elle aurait le temps de trouver une solution, une échappatoire…
    Il y avait toujours une échappatoire pour les filles dans son genre dans les films qui se montraient trop indiscrètes ou pas assez prudentes, qui ne se rendaient pas compte de ce qu’elles étaient en train de voir.
    Peut-être s’en sortirait-elle, elle serait mise sous surveillance, un flic l’accompagnerait acheter sa baguette de pain, son croissant et son journal le matin, il la suivrait toute la journée discrètement et resterait devant sa porte le soir. Elle entendrait en permanence le crachin de sa radio c’est tout.
    Puis un jour elle en aurait marre d’être suivie en permanence elle essayerait de tromper sa vigilance et se ferait tuer, ou non mieux !
    Elle commencerait à faire ami-ami avec lui, mais Gabriel n’étant pas sans ressources il finirait par le prendre sous son aile, ou même le payer et c’est son protecteur qui aurait raison d’elle ! Quelle chouette perspective !

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MessageSujet: Re: plouf (Pv Anaelle)   Ven 15 Juin - 13:11

Par chance pour la jeune fille, il ne l'avait pas vu, de prime abord en tout cas. Bien sur elle ne pouvait pas le savoir mais elle aurait mieux fait de ne pas bouger en fait. L'oeil humain est fait en quelque sorte pour détecter le mouvement, aussi en restant immobile on à toute les chances de ne pas se faire voir alors que si on bouge on est sûr de se faire cramer assez rapidement. Oui mais voilà, ne pas bouger ça voulait dire aussi rester là avec lui , cet homme étrange qui semblait avoir comme passion dans la vie de semer des cadavres dans son entourage.

Enfin, ça...rien n'était moins sûr, après tout, l'avait elle vu tuer l'homme du square ? Même maintenant elle était bien trop loin pour avoir distingué quoi que ça soit de précis après tout...sauf si elle avait bien sûr de très bon yeux...

Gabriel lui était tout à son affaire de cadavre qui refusait de couler dans le béton, ce qui était assez embêtant du fait qu'il n'avait pas envie de passer là nuit à attendre qu'il ne soit finalement descendu assez bas pour que le mortier le recouvre de telle façon que personne ne pense jamais à aller le chercher là...chose qui pour le moment semblait assez compliqué...Il grommelait en cherchant des yeux quelque chose comme une perche ou n'importe quoi d'assez long pour appuyer dessus et le faire disparaître, tout en maudissant par la même occasion son boulot et ses commanditaires qui n'étaient pas foutus de faire quelque chose de bien, même s'il s'agissait d'un boulot facile. Il n'avait pas tué cet homme, normalement il s'en chargeait pour ces gens là,mais ses tarifs n'étaient pas bon marché, toujours est il que le prix qu'il demandait était assez honnête si l'on prenait en considération qu'il s'agissait de la mise à mort discrète et silencieuse d'un homme et du traitement de son cadavre par la suite selon les réclamations du client, un espèce de meurtre clef en main quoi...

Mais non, il fallait toujours que des amateurs se disent c'est bon j'ai vu faire deux ou trois fois, je suis maintenant assez bon moi même pour m'occuper de tout...et le résultat c'était quoi ? Le résultat c'était un cadavre qui pissait le sang enroulé dans un tapis persan hors de prix parce que ces cons avaient eu la bonne idée de dégommer le gus dans leur propre bureaux, dans le genre crétin on pouvait difficilement faire pire...d'autant qu'il avait du batailler durant 45 minutes pour leur faire comprendre que non, on ne pouvait pas nettoyer le tapis qu'il fallait absolument s'en débarrasser puisqu'il n'avait pas utiliser de silencieux le coin aller grouiller de force de l'ordre d'ici peu (oui parce que quitte a buter quelqu'un autant prendre un pétard qui fait un peu de bruit après tout non?).

Bref c'était pour cela qu'il se retrouvait là, à la tombée du jours, en train de regarder un fichu macchabée qui refusait de couler parce que trop de perte de temps avait permis au ciment de tirer plus qu'il ne l'aurait fallut pour ce qu'il voulait faire...Il aurait sans doute fallu le bazarder ailleurs mais malheureusement il n'avait pas eu d'autre idée sur le coup, quand on l'appel au milieu de tout et qu'on lui laisse un cadavre sur les bras tout en lui lançant une grosse enveloppe en se contentant d'un débrouille toi ! Il ne fallait pas s'attendre à des miracles. Il était tueur pas magicien merde...

C'est en cherchant de quoi pousser sur le mort qu'il cru apercevoir en périphérie de son champs de vision un mouvement, il se figea instantanément persuadé qu'il avait du faire une erreur, il était pourtant sur que personne ne l'épiait quand il était entré...il avait vérifié partout, ou alors cette personne devait s'être tenue totalement immobile pour qui ne puisse pas la voir.


Il attendit encore et un bruit confirma ce qu'il craignait...il n'était pas seul...mauvais ça. Il pris le temps de balancer à l'arrache deux ou trois parpaing sur le corps et s’élança silencieusement à la poursuite de l'intru, il connaissait les lieux, il était agile et rapide, il ne tarda pas à être sur les talons d'une jeune femme qu'il ne pouvait reconnaître de dos.

Il hésitait quant à savoir s'il devait l'appeler ou non.
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MessageSujet: Re: plouf (Pv Anaelle)   Sam 16 Juin - 19:00

    Oh non ! Non, non, non et non ! Ce n’était pas possible !
    Elle avait à peine détourné les yeux quelques secondes le temps de se relever qu’il avait disparu. Enfin en tout cas elle ne le voyait plus !
    Elle s’approcha du bord, un peu plus que ce qu’elle jugeait dans la limite du raisonnable, mais elle ne voyait toujours rien, elle avait beau chercher aux alentours elle ne le trouvait pas non plus ! S’il était partit elle l’aurait vu s’éloigner, le coin ou ils étaient bien qu’il ne soit pas désert avait un point de vue assez appréciable. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’elle y venait : on y voyait quasiment tout !

    Ouai sauf les gens qui partent

    … Hahaha … Très drôle … Hilarant même !

    Il fallait se raisonner R.A.I.S.O.N.N.E.R 9 lettres verticales, action de réfléchir selon une suite logique.
    EUREKA ! Faire une grille de mots croisés arrangerait tout cela !
    Malheureusement la jeune femme était sûre que parmi tous les objets hétéroclites et inutiles se trouvant dans sa poche une grille de mot croisés et un crayon gris ne feraient pas parti du lot ! Quoi que le crayon gris …
    Elle tâtonna à l’aveugle dans ses poche et finit par trouver quelque chose qui ressemblait justement à un crayon, elle en caressa la bois, ça l’aidait à réfléchir.

    Voyons que se passait-il dans ce genre de situations ? Film d’horreur, thriller … Dans une situation pareille il ne pouvait y avoir qu’une solution possible : le monstre, le meurtrier, le chasseur, le criminel et tous les synonymes qui pouvaient convenir d’ailleurs, finissait par apparaître soudainement derrière la pauvre brebis égarée et faire sursauter toute l’assistance.
    C’est décidé elle, elle ne sursauterait pas !

    Anaëlle se retourna doucement comme si elle s’apprêtait à partir le plus normalement du monde. Elle essayait de se convaincre qu’elle était venue ici, en avait eu marre, et avait décidé de rentrer chez elle. Rien de plus normal somme toute ! Regardant obstinément le bout de ses chaussures elle s’avança vers les escaliers. Ces escaliers que toute personne emprunterait dans un bureau sans se dire bonjour le matin tout simplement parce qu’on était le matin, et dans lesquelles chacun se souhaiterait tout guilleret la plus merveilleuse des soirées.
    C’est ça elle sortait du bureau, quoi de plus normal pour quelqu’un qui habituellement passe ses journées en plein air hein ?
    Bon sauf qu'elle elle ne dirait bonsoir à personne. Ils n'auraient qu'à penser qu'elle avait passer une mauvaise journée et était donc prête à se jeter sous les roues de la première voiture qu'elle croiserait.
    Si on ne dit bonsoir à personne on ne manque à personne de toute façon !

    Si je ne te regarde pas tu ne me vois pas !
    Voilà ce qu’elle se disait. Une manière un peu puérile de réfléchir certes, mais qui lui convenait parfaitement en cet instant, et … à peu près tout le temps d’ailleurs !
    « Nananèreuh je t’ai eu Gabrieleuh ! »
    Bon d’accord elle l’avait vu, enfin elle avait vu une paire de chaussures et un pantalon par-dessus qui faisait étrangement ressembler ces vêtements suspendus surement à la tuyauterie à un bonhomme bien vivant. mais après tout qu'est ce qui lui disait qu'il s'agissait bien là de gabriel hein?
    Si ça avait été lui de toute façon il l'aurait surement reconnue et proposé de lui offrir ... je ne sais pas moi quelque chose! C'est vrai qu'il était difficile de trouver un marchand de glace dans le coin !





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MessageSujet: Re: plouf (Pv Anaelle)   Sam 16 Juin - 23:17

La jeune fille qui était en train de marcher devant lui ne semblait pas avoir conscience de son actuelle présence derrière son dos, pourtant elle regardait fréquemment par dessus son épaule, elle devait forcément l'apercevoir de temps en temps, ou alors n'avait elle en réalité pas envie de le voir? Plus que le si je te regarde pas tu me vois pas c'était plutôt quand chose comme si je ne veux pas te voir je te vois pas...Se convainquait-elle vraiment qu'il n'y avait personne derrière elle et qu'en partant comme ça d'un air nonchalant comme si rien ne s'était passé tout irait alors bien?
C'était une attitude qu'il trouvait , en extrapolant, loin d'être censé, pas le moins du monde! Pour lui c'était comme si un bus était en train de lui foncer dessus et qu'il lui tourner le dos en se disant de toute façon si je te regarde pas tu pourra pas me percuter! Peut-être la jeune fille était -elle trop naïve, ou alors était ce lui qui ,après tout les gens qu'il avait éliminés sans même qu'ils aient conscience de sa présence , avait développé un espèce de cynisme exacerbé? Allez savoir hein...

Toujours est-il que petit à petit il gagnait du terrain, c'était logique, Anaëlle essayait juste de partir en faisant comme si de rien n'était alors qu'il cherchait ouvertement à la rattraper, il devait donc forcément lui tomber sur le râble à un moment donné ou à un autre n'est ce pas? Mais il hésitait encore, cette même hésitation qui l'avait empêché de l'appeler alors qu'elle était en vue, cette même hésitation qui l'empêchait actuellement de marcher simplement derrière elle, qui le forçait à se dissimuler pour ne pas être vu, ou au moins identifier.

Il n'était pas très bien sûr de savoir pourquoi il en était ainsi, mais il préférait ne pas se poser la question pour le moment, il était en chasse et quand on était en chasse on ne réfléchissait à rien sauf à la chasse, si on commençait une introspection alors que toutes les fibres de notre corps devaient être tendues vers notre objectif c'était le meilleur moyen de foirer le tout. Enfin il s'agissait d'Anaëlle quand même, ça n'était pas vraiment une proie mais pour le moment même si ça ne l'enchantait guère elle se trouvait au mauvais endroit au mauvais moment et il allait peut être devoir prendre des mesures draconiennes pour s'assurer sa survie à lui, bien sûr il aimait bien Anaëlle et par rapport à ce qui lui inspirait le reste de l'humanité il pouvait très bien la demander maintenant en mariage héhé...
il ne le ferait pas bien sur il était bien trop pragmatique pour ça et on ne demandait pas une jeune fille en mariage parce qu'elle ne vous inspirait pas un dégout et un mépris profond de sa personne, non ça n'était décidément pas de bonne raison pour convoler en juste noce on en conviendra...

Que de digression pour un homme qui flagellait justement ce genre de comportement durant une traque, mais comme il venait de le dire aussi à l'instant, il n'était pas vraiment en train de traquer Anaëlle, sinon il aurait déjà eu le temps de tuer la jeune fille depuis belle lurette, il lui aurait suffit de dégainer et d'attendre calmement , de la mettre en joue, de toute façon elle ne zigzaguait pas il n'avait qu'a lui coller une balle dans la tête et l’amener dans le béton avec l'autre cadavre après tout...mais voila il s'agissait de cette jeune fille qui avait le don de le faire sourire de par sa naïveté après tout donc...
En vérité, il était surtout en train de décider ce qu'il allait faire d'elle et par quelle pirouette il allait pouvoir se sortir de cette situation sans pour autant que cela ne lui soit nuisible...rendez vous compte, il essayait d'épargner son seul témoin gênant dans un endroit désert...c'était vraiment que la jeune fille avait du lui faire son petit effet ...tout du moins ça se laisser penser sans trop de difficulté même si dans les faits c'était quand même un peu dur à croire non?

Tout à ses pensées Gabriel était en train peu à peu de dépasser la jeune fille comme ça, l'air de rien invisible d'elle, passant par d'autre pièce d'autre couloir, fendant des nuages de poussière stagnante en l'air pour ne laisser que des tourbillons troubles derrière son passage, c'était presque comme si tout les obstacles s'abolissaient d'eux même pour le laisser passer, bien sur ça n'était que l'impression qu'on avait, mais c'était déjà assez troublant pour que ça ne soit pas une réalité qui aurait été pour le coup vraiment dérangeante.

L'ayant finalement dépassée, il s'arrêta un moment près d'un carrefour où elle ne manquerai pas de passer pour sortir, il se r'habilla correctement, respira le temps de se calmer et pris même le temps d'essuyer les quelques goutes de sueur perlant sur son front, et une fois présentable, il attendit calmement qu'elle daigne passer devant lui, ce qu'elle ne manqua pas de faire quelques minutes plus tard ce qui lui permit de dire avec un sourire un peu étrange sur le visage, mi amusé mi carnassié

"Qu'est ce qu'une jeune fille fait ici au couché du soleil?"

intro de meeeerde tadadaaam et toi hein? qu'est ce qu'un mec comme toi fait ici au crépuscule hein ? dans un chantier abandonné? avec un truc qui ressemble a un cadavre hein??

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MessageSujet: Re: plouf (Pv Anaelle)   Dim 17 Juin - 12:12

    Anaëlle n’en revenait pas ! Elle avait fini par atteindre les escaliers sans que personne ne la retienne par l’épaule ou ne lui braque un flingue sur la tempe. Elle remercia son ange-gardien- bah oui ! Elle avait forcément un ange gardien non ? Elle savait très bien que Gabriel se trouvait là avec elle, et pourtant il ne lui était rien arrivé de bien méchant non ?- et descendit les escaliers en sautillant. Il ne lui en avait pas fallu plus pour se persuader que la vie était merveilleusement belle. Pour un peu elle aurait bien chanté des comptines, mais ça … elle éviterait car, comme je le disais, elle le savait qu’elle n’était pas seule ici ; Alors peut-être qu’elle avait réussi à s’en tirer mais si elle se mettait à chanter il prendrait ça à coup sûr pour un affront personnel et se mettrait en chasse. Et dieu sait qu’il ne fallait pas chasser quelqu’un comme Anaëlle ! Bien que la chance lui souriait assez régulièrement elle avait un instinct de survie digne d’une carotte ramollie !

    Elle croyait sincèrement pouvoir partir tranquillement avant qu’il n’apparaisse devant ses yeux, là, en bas de l’escalier qu’elle s’apprêtait à attaquer en sautillant.


« Qu’est-ce qu’une jeune fille fait ici au coucher du soleil ? »

    Elle aurait pu lui répondre un millier de chose, mais aucune ne semblait appropriée. La jeune femme se sentait comme prise dans les pleins phares d’une voiture sur une route de campagne un soir sans lune. Elle n’avait nulle part où aller, et la lumière ne lui montrait aucun chemin, enfin … aucun AUTRE chemin que de foncer droit devant, et de se prendre le bolide de plein fouet !
    C’est pour cette raison qu’elle essaya de se composer une mine étonnée en le voyant avant de lui balancer un magnifique « Ah ! Tient salut Gabriel ! Toi aussi t’es venu te débarrasser d’un cadavre encombrant ici ? »


    Humhum


    Ah oui pour quelqu’un qui avait voulu faire comme si elle n’avait rien vu et était étonnée de trouver quelqu’un qu’elle connaissait ici c’était réussi ! Elle n’aurait pu faire mieux ! Quoi que si, elle aurait pu lui balancer un « Bah je t’observait en bas jeter tes ordures tu sais que c’est pas très bon pour la planète ? » ou un « Vas-y tues moi tout de suite qu’on en finisse, j’ai toujours rêvé de finir sous une chape de béton ! » en écartant bien grand les bras et en balançant la tête en arrière.
    Oui balancer la tête en arrière c’est une bonne idée ça tient, ça lui éviterait de voir la suite !

    Elle essaya de scruter son visage pour voir sa réaction, mais pour ne pas déroger à ses habitudes, elle n’y vit rien, ou ne voulait pas comprendre ce qu’elle voyait ! Un éclair de surprise lui semblait-elle l’avait traversé, mais n’était-ce peut être que le reflet de sa propre surprise intérieure ?
    Il faudrait un jour qu’elle investisse dans L’empathie pour les nuls ça pourrait lui être utile. Elle s’imagina à nouveau cette scène avec ceci de différent qu’elle sortirait de sous sa veste le fameux livre et chercherait le chapitre adéquat avant de lui répondre cette fois.


    CHAPITRE I : En cas d’attaque de requin, les réflexes à avoir.

    Reflexe n°1 : ne le regardez surtout pas dans les yeux, ou dans l’œil valide si celui-ci s’est fait attaquer par un autre prédateur.

    Check

    Reflexe n°2 : Souriez et caressez-vous la tresse.
    Ah mince ! Elle n’avait pas de tresse ce jour-là, tant pis ! De toute façon généralement dans ce genre de bouquins il faut toujours sauter une étape ou deux. Le titre le disait c’est pour les nuls, elle n’en était pas rendue à ce point ! Bon passons l’étape deux ! Ah non non ! Le sourire, elle lui avait souri, c’était un bon point pour elle non ? Alors 1 partout.

    Reflexe n°3 : Courez ! nb. Si vous ne pouvez pas vous enfuir tentez de penser à un souvenir heureux.
    S’enfuir ce n’était ni possible ni envisageable, penser à un souvenir ça oui c’était plus dans ses cordes. Alors, voyons, Gabriel, souvenir … Eureka !


« En fait je cherchais un glacier, mais j’ai l’impression qu’ils se battent pas pour venir dans le coin, c’est fou non ? »

    Reflexe n°3 : Check !
    Conclusion : Il est toujours plus agréable de mourir sur un bon sentiment. Bonne chance !

    Aaaaah ! Saleté de bouquin ! Elle n’était pas plus avancée. Est-ce que par nuls ils entendaient stupides et kamikazes ? A n’en pas douter : oui !

    Elle referma violement le bouquin, de toute façon ça ne servait jamais à rien ! Ca n’avait jamais permis de lui faire garder une plante en vie (qui ne soit pas en plastique s’entend), et ça ne lui permettrait pas de se garder elle-même en vie alors à quoi bon hein ?
    Elle jeta le volume par-dessus son épaule et se tint prête à affronter le courroux de son adversaire.
    Avec un peu de chance peut-être la prendrait-il pour une folle à force de raconter n’importe quoi sur les glaciers, les cadavres, et de faire semblant de jeter des livres par-dessus son épaule en souriant bêtement, parce que oui, jeter ce livre lui avait fait plaisir ! Enfin bon passons, le sujet principal n’est pas là !

    Alors mon petit Gabriel à quelle réponse vas-tu juger plus sain ou logique de t’attarder ? pile ou face ?

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MessageSujet: Re: plouf (Pv Anaelle)   Dim 17 Juin - 23:47

« Ah ! Tient salut Gabriel ! Toi aussi t’es venu te débarrasser d’un cadavre encombrant ici ? »

Sincèrement que répondre à cela ? Il aurait put faire de l'esprit, il aurait put lui sortir une de ses réparties qui lui venait généralement assez facilement, il aurait put même faire une blague vaseuse mais non...non il n'avait pas put pour la simple et bonne raison qu'il n'arrivait pas à comprendre ce qui avait poussé la jeune femme en son for intérieur à se convaincre que c'était là la meilleure réponse qu'elle pouvait lui donner...c'était complètement débile, c'était comme si elle venait de lui dire plus simplement encore « Hé toi, je t'ai vu balancer un cadavre dans la dalle, je connais ton nom et je sais que tu dois être impliqué dans d'autre truc louche...Hey ! En fait je suis un témoins plus que gênant tu ferais mieux de m'abattre je crois ! »

Allait il devoir s'y résoudre finalement ? Il avait fait en sorte que cela n'arrive pas lors de leur première rencontre, il avait réussis à l'épargner, à lui faire avaler quelques délicieuse couleuvre aux parfum acidulé de glace mais il n'était pas sûr qu'il s'en tirerait à si bon compte cette fois ci...oh bien sur lui il ne lui arriverait jamais rien de fâcheux après tout, il semblait être doté d'une espèce de protection divine tant qu'il continuait à semer la mort dans son passage...Étrange à penser mais c'était presque la vérité, dans les pires situations il avait toujours réussit à s'en sortir par la force de sa volonté et son habilité à tuer, à faire en sorte que ça soit lui plutôt qu'un autre qui sorte vivant de l'affrontement. A force il en était venu a penser qu'il était en quelque sorte protéger tant qu'il se contenter de tuer froidement toutes gênes...Il était bel et bien en passe de devenir le premier de sa profession qui allait mourir de vieillesse...Mais...Mourrir vieux c'était une chose, mais il y avait une certitude...en agissant ainsi il allait mourir vieux mais seul...et quel intérêt dans ce cas ?

Etait ce pour ça qu'il ne s'était pas contenter de tuer la jeune fille ? Etait ce pour ça qu'il avait d façon si pathétique chercher à se lier avec elle ? Simplement pour ne pas être seul ? Simplement pour marquer l'existence de quelqu'un comme autre chose qu'un simple tueur à gage ou un nettoyeur. Difficile à croire venant de lui tout de même...ça n'était pas son genre de soudainement s'enticher de quelqu'un simplement parce qu'une lubie nous avait frappé, dans le fond il savait qu'il irait ramper dans un coin se terrer et attendre la mort seul et en silence. Néanmoins pour le moment son attitude envers la jeune fille laissait supposée qu'il était dans de bonnes dispositions par rapport à elle. Pendant qu'elle était en train de gesticuler il se demandait s'il ne l'avait pas préserver pour continuer de jouir de cette innocence crasse qui semblait habitait la jeune fille.

Il n'allait bien sur pas la vampiriser et la transformer en unefemme aussi dénuée de naivetée et remplie de cynisme, Finalement il fallait croire qu'il avait eu un petit coup de cœur sur la jeun e fille...et alors hein ? Il avait le droit Non ? Il avait envie d'avoir quelqu'un a qui parler et qui voir enfin un ami quoi...Sa vie était vraiment triste non ?

Il se décida a réagir bien que tout cela n'ai pas duré une éternité non plus, il lui fit son plus beaux sourire pour répondre d'une voix énigmatique

" Les jeunes filles qui viennent se promener aussi tard dans des endroits comme celui ci ne devrait pas poser de questions aussi étrange à des hommes qu'elles ne connaissent presque pas"

Un sourire carnassié vint flotter sur ses lèvres tandis qu'il rajoutait d'une voix un peu grinçante

"Ca peut-être dangereux...parfois..."

Il avait maintenant le choix, visiblement, elle n'était pas sure de ce qu'elle avait vue, sinon elle ne lui aurait pas dit comme ça, enfin peut être était elle totalement stupide mais malgré tout il avait l'impression qu'elle avait un minimum d'instinct de conservation...Donc il partait du principe qu'elle ne pouvait pas affirmer grand chose si ça n'était qu'il avait balancer quelque chose dans la dalle...Il avait le choix de laisser planer le mystère ou de lui servir une belle fable qui lui irait...
C'était peut être la chose à faire après tout, encore fallait il trouver la fable qui lui conviendrait, et là...Comme elle venait de le faire remarquer il ne pourrai pas compter sur un marchand de glace pour détourner l'attention de la jeune fille...Bien sur il y avait plein de chose ici mais il n'était pas sur qu'un "Wow regarde une fille fait des passes pour se payer son crack dans la cage d'ascenceur" marche aussi bien que les glaces...quoique...à tenter...

Il ne disait plus rien maintenant il se contentait de la regarder dans les yeux, comme si son regard pouvait la transpercer de part en part, comme s'il était en train de décider ce qu'il allait faire avec elle...C'était une question étrange, aussi minable que cela puisse paraître elle était ce qui actuellement ressemblait le plus à une relation sociale pour lui et quoi qu'on en dise l'humain est un animal grégaire qui fini par sombrer dans la folie s'il est seul, et Gabriel était seul, pour ne pas souffrir on ne se lie pas, on reste seul et on taille son chemin à la faux parmis ce champs d'existence qu'on brise pour s'assurer sa place dans le monde. Il n'avait pas envie de lui faire du mal, pas envie la supprimer pourtant il n'aurait peut être pas le choix...cela valait il la peine de mettre sa vie en péril pour cette jeune fille innocente? au dela de cela, était ce vraiment la peine de sauver sa vie si elle n'était plus là pour en faire partie?
Non pas qu'ils soient si proche que cela, mais à son stade c'était deja quelque chose de se dire qu'au moins une personne en ce bas monde ne le prennait pas pour un tueur et rien au dela de cela...

Décidemment la jeune fille était chanceuse, elle l'avait croisée deux fois et elle avait pour le moment survécue, elle était partie pour continuer.

Plongeant la main dans sa veste, il en tira une sucette qu'il proposa à Anaëlle

"Je n'ai pas oublié tu vois"
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MessageSujet: Re: plouf (Pv Anaelle)   Lun 18 Juin - 18:29

    L’attente lui semblait interminable. Qu’est ce qui lui avait pris de lui sortir quelque chose dans le genre ? Bon il fallait dire aussi qu’elle n’était pas certaine d’avoir vu ce qu’elle avait vu, ou plutôt qu’elle craignait que sa trop grande imagination –ou son instinct paranoïaque au choix- ne lui joues des tours. Mais enfin tout de même !
    Alors savoir s’il allait relever, lui sortir un flingue et le lui braquer sur la tempe, ou juste s’amuser à propos de son incroyable humour la mettait au supplice !


« Les jeunes filles qui viennent se promener aussi tard dans des endroits comme celui-ci ne devrait pas poser de questions aussi étrange à des hommes qu'elles ne connaissent presque pas »

    OUF !
    Soulagement ! Attendez … non ! Ça ressemblait plus à un conseil qu’à autre chose ça non ? Un peu agressif en plus le conseil ? Non mais Hô ! Pour qui se prenait-il ?

    Et puis en plus, elle détestait ceux qui marchaient par énigme. Non pas que ça la dérange mais … elle aurait bien aimé qu’il soit clair pour le coup. D’habitude ce genre de choses l’amusaient beaucoup, se retrouver face à quelqu’un qui se sent tellement supérieur à vous qu’il ne prend même pas la peine de vous dire ce qu’il pense, qu’il se sent obligé de marcher de façon sournoise pour ne pas perdre son rôle de grand mec intelligent.
    C’est vrai après tout qu’est-ce qui vous rend supérieur si tout le monde vous comprend à chaque fois que vous parlez ? Les génies sont des incompris c’est bien connu !


« Ça peut être dangereux...parfois... »

    Anaëlle n’aimait pas l’expression qu’il montrait, cet air mauvais, peut-être menacant ? Oui c’est ça menaçant !


« Ca ne se fait pas de menacer les jeunes filles mortes de trouilles »

    Fit elle piteuse. Nan et puis c’est vrai menacer quelqu’un n’as jamais rien apporté de bien. Imaginez qu’elle porte plainte ? Eh bien rien de moins que 6 mois de bagne pour ce brave petit, et surement une petite amende. Ah que c’était rassurant de se montrer terre à terre ! De toute façon s’il lui faisait du mal il le regretterait ça c’est certain.

    Connaissant les remous de son esprit, personne n’aura été étonné de la voir sursauté lorsqu’il avait plongé la main soudainement dans sa poche pour en sortir … une sucette ?
    Alors ça c’était … déconcertant !


« Tu vas quand même pas me dire que tu te ballades avec une sucette dans la poche depuis la dernière fois ? »

    Anaëlle essaya de se rappeler ce qu’elle avait pu promettre ou proposer en échange d’une sucette la dernière fois qu’elle l’avait vu ! La mémoire n’était pas son fort, mais peut-être qu’elle s’était engagée à le suivre au bout du monde en échange, et elle aimait bien s’en tenir à ce qu’elle disait même si parfois il s’agissait d’un comportement totalement stupide. Comme cette fois ou elle avait juré que si elle obtenait son job elle avalerait un paquet de cacahouètes en moins de 10 minutes ! Qui aurait cru que les cacahouètes pouvaient à ce point vous donner mal au ventre hein ?
    Enfin bref.
    Elle avait beau chercher elle ne voyait pas


« C’est mignon … et un peu flippant aussi, mais rigolo ! »

    Fit-elle en lui prenant ladite sucette des mains. Non il n’avait pas oublié en effet mais … avait-il l’habitude de retenir tout ce qu’une inconnue pouvait lui raconter comme ça ? Et puis pourquoi il la sortait comme ça d’un coup alors qu’un instant auparavant à peine il avait eu l’air d’un rapace qui cherchait à atterrir sur sa proie ?
    Et puis surtout pourquoi rentrait-elle dans son jeu en acceptant l’offrande, comme un « Je te donne ça, mais tu te la boucles ! » silencieux. Un peu comme un médecin qui donnerait une friandise après un vaccin pour faire penser au gamin en question qu’il venait juste de traverser une mauvaise passe, mais que venir se faire charcuter était plus agréable qu’il ne le pensait !


« Pis en plus tu t’es trompé c’est un carambar que je t’avais proposé ! »

    Fit-elle mi taquine-mi boudeuse. Une vraie enfant !


« On peut partir d’ici, ce bâtiment me donne la chair de poule, il a beau pas être vieux on dirait qu’il est hanté et qu’il grogne ! On dirait qu’il me grogne de m’enfuir au plus vite c’est fou hein ? »

    Fit-elle en frissonnant une fois qu’elle eut fini de s’extasier sur ce qu’il venait de lui donner.
    Elle était prête à aller où il le voulait du moment que c’était ailleurs, un petit là-bas pour elle et surement un soulagement pour lui.
    Bizarre en temps normal elle se sentait un peu comme chez elle ici.

    C’était étrange, à chaque fois qu’elle le rencontrait elle voyait des choses dont elle se serait bien passée, mais ça ne lui laissait jamais une sale impression, il était un peu son médecin promettant de la charcuter la prochaine fois qu’ils se verraient et pourtant elle avait toute confiance comme ci tout ceci était on ne peut plus justifié !

    Mouai … ça faisait beaucoup de bizarreries pour la journée…

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MessageSujet: Re: plouf (Pv Anaelle)   Lun 18 Juin - 20:01

    La jeune fille pris la sucette en pinaillant un peu, apparemment ce n'était pas ça qu'elle avait demandé , ou proposé, qu'importe. Elle trouvait bizarre qu'il se balade avec une sucette dans la poche depuis qu'il l'avait vue, en fait il l'avait juste sur elle parce que le hasard faisait bien les choses mais c'est tout...Et puis dans le fond ça n'était pas logique parce que

    « Parce que ça ne te ferai pas peur si je me trimbalais avec un carambar dans la poche ? Une sucette « oh mon dieux un grand malade » mais un carambar normal quoi »

    A l'expression de son visage on pouvait voir qu'il était en train de se moquer gentiment d'elle. Il n'était jamais bien méchant avec elle, enfin pas ouvertement. Toujours est il que la jeune fille tournait et retourner la sucette dans ses mains, comme s'il s'agissait d'un quelconque artefact doté d'une puissante signification. Une sorte de pacte avec le diable, ton âme ma petite en échange de la sucette de la salvation...intéressant comme idée non ?
    Elle avait néanmoins accepté la sucette, un espèce d'accord silencieux quand à son...silence justement quant à ce qu'elle avait vu...cru voir plutôt. Pourquoi aller chercher les problèmes quand tout allait pour le mieux...

    Gabriel se demandait si elle allait manger la sucette ou si elle aurait trop peur pour essayer , des fois qu'elle soit empoisonnée, sait on jamais, alors la sucette resterait posée sur sa table de chevet ou dans son sac et à chaque fois qu'elle la regarderait elle se souviendrait qu'il a le pouvoir de l'atteindre n'importe où, quand bon lui chante. Il n'avait pas vu les choses comme ça au premier abord, mais il était sur que cette conception de la chose finirai par lui venir en tête, elle avait lui semblait-il l'habitude d'adopter un schéma de pensée un peu en dehors des usages après tout.

    Il allait rajouter quelque chose, quoi donc ? Il n'en sait plus rien, toujours est-il qu'il s'apprêtait à lui dire quelque chose, histoire de parler sans doute donc sans grande importance tant est le fait qu'il ne s'en souvenait pas. Elle le devança. Lui demandant s'il n'y avait pas moyen pour eux de partir d'ici , cet endroit commençait visiblement à lui ficher la chair de poule.
    Il laissa son regard courir autour de lui, d'abord sur les murs encore grossier et abrupt, avec leurs dégoulinades de ciment, et puis le sol si poussiéreux, comme si personne n'était venu ici depuis des lustres, tout y était décrépis, inachevé, effacé par le temps, que ça soit les planche de bois servant au passage, polis par l'usage du temps, les pièces de tissu élimée et trouée se gondolant doucement , dansant dans le vent nocturne qui commençait doucement à se lever. Du tissu à la poussière, de la poussière aux cables pendant du plafond le vent fit tout le chantier pour finalement venir danser un court instant dans les cheveux de la jeune fille qui pu voir un doux sourire s'épanouir sur le visage de Gabriel. Cet endroit si glauque, si mort, cette tombe en somme était à cet instant illuminé par cette vision d'une innocente jeune fille, trop candide pour ce monde sale et violent, si pâle, sous sa crinière de feu.

    Il l'avait déjà regardé une fois, la première fois qu'il l'avait vu, mais maintenant qu'il l'avait sous les yeux une seconde fois, il appréhendais mieux le spectacle et il devait avouer qu'un je ne sais quoi d'aérien émanait de la jeune fille, quelque chose qui lui faisait ressentir quelque chose comme quoi il avait envie d'être près d'elle,. Peut être était ce cette naïveté, cette candeur, qui la rendait trop pure ou presque pour cette ville qui l'attirait comme la lumière attire le papillon de nuit.

    Il reporta son attention sur le chantier, qui lui semblait-il était nettement plus décrépit que lors de son premier coup d’œil
    il lui tendit la main à la jeune fille avec le même sourire doux et rassurant que quelque instant auparavant

    « Le chantier me grogne d’accéder à ta demande, me permettrais tu ? »

    Il parlait bien évidemment de prendre son bras, comme il siérait à un gentilhomme de le faire en présence d'une lady.
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MessageSujet: Re: plouf (Pv Anaelle)   Lun 18 Juin - 20:48

« Le chantier me grogne d’accéder à ta demande, me permettrais tu ? »

    Il lui tendit la main tout en disant cela. Que voulait-il qu’elle fasse ? Qu’elle y entrelace ses doigts en parte en sautillant avec lui ? C’était un peu prématuré non ? Anaëlle ne savait pas si elle était prête à accepter ce genre de proximité alors que quelques secondes auparavant il la terrifiait. Ok elle oubliait vite mais à ce point …
    Elle jaugea la main tendue quelques instants avant de faire ce qui lui semblait le plus normal : dire une betise.


« Tu esperes quoi ? Que je te prenne la main comme si de rien n’était ? C’est pas parce que j’ai accepté ta sucette que tu ne me fait plus peur hein ! Je suis morte de trouilles moi. »

    Fit-elle quelque peu irritée.
    Après tout s’ils partaient maintenant et qu’elle ne posait pas plus de question elle en était sûre, elle ne saurait jamais ce qui venait de se passer. Elle ne saurait jamais ce qu’il portait sur son dos avant de l’enfouir sous quelques kilos de béton en train de sécher, elle ne saurait jamais non plus pourquoi il était apparu ici aussi soudainement puisque cela ne semblait pas se dire à quelqu’un de comme elle dirions nous.
    Par contre ce qu’elle savait c’est qu’elle voulait en apprendre plus sur tout cela, histoire d’alimenter quelque peu son imagination, sa théorie du complot, enfin ce que tout psychotique fait normalement quoi.
    Ce qu’elle savait aussi c’est qu’elle n’osait pas ne serait-ce qu’entrouvrir les lèvres pour lui demander un semblant d’explication.
    Elle aimait bien le sourire qu’il lui montrait bien que rien ne lui dise qu’il soit vrai, elle l’aimait bien et elle ne voulait pas le voir disparaître ce sourire qui essayait de la rassurer (et qui y arrivait plutôt pas mal d’ailleurs), et surtout pas à cause d’elle.
    Anaëlle aimait bien faire partit de ces gens passe-partout que tout le monde appréciait plus ou moins ou ne pouvait voir en peinture parce qu’elle était justement trop gentille.
    Pas de coup d’éclat, pas de cri, de pleurs, rien ne tout ça ne l’entourait et elle s’en contentait parfaitement.
    Mais du coup si elle osait lui demander des explications non seulement il ne sourirait plus mais en plus il pourrait se mettre à crier, gesticuler, rougir et essayer de se trouver des excuses qui bien que plausibles ne seraient pas vraies le moins du monde et ça, elle n’en voulait pas une seule seconde !

    Tant pis la paranoïa devrait attendre !
    Bien qu’elle venait de dire le contraire elle attrapa son poignet dont elle se servit pour remonter jusqu’à son bras.
    Aller bafouons une fois de plus l’instinct de survie, il n’était pas à ça près ce petit.

    Et puis en plus il n'avait pas le droit de se moquer d'elle aussi impunement, que ça parte d'une bonne intention ou non! nah !


« Enfin bon... »


    Fit elle comme pour lui faire oublier ce qu’elle venait de dire.


« Ou va-t-on comme ça ? Je suis pas du tout du coin et donc je ne connais rien d’intéressant dans le quartier. Tu vas surement trouvé ça bête, mais j’ai beaucoup plus peur du métro que de toi alors je te laisse me guider ! »

    Eh bien oui parce qu’en plus de tout cela ils n’étaient pas du tout dans le centre-ville, chose qui la dérangeait extrêmement.
    C’est stupide de sa part, mais à chaque fois qu’elle venait ici elle oubliait qu’il faudrait qu’elle rentre un jour ou l’autre chez elle, et elle regrettait à chaque fois de s’attarder autant, bien qu’aujourd’hui elle mette ça sur le dos de Gabriel. Il fallait bien un coupable en toute circonstance.

    Elle attendit patiemment qu’il décide par lui-même de ou il l’emmènerait, elle était à sa charge pour la soirée tant pis pour lui, et ce n’est pas un de ses sourires ravageur qui allait y changer quoi que ce soit, la jeune fille était aussi têtue qu’une mule. Je te souhaites bien du courage Gabriel…

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MessageSujet: Re: plouf (Pv Anaelle)   Mar 19 Juin - 13:03

    En utilisant un terme technique, un jargon de professionnel, on pouvait dire sans tomber trop loin de la réalité que la jeune fille venait de lui mettre un vent, un bon gros vent bien de chez nous. Il avait essayé d'être sympa, mais il fallait croire que ses manières devaient être un peu rouillée, ou alors qu'elle n'avait pas encore assez peur de lui pour se contenter de lui obéir en espérant survivre. Pour ce qui était de la deuxième option cela ne le dérangeait guère,il n'avait pas envie qu'elle le craigne plus que cela, enfin si mais juste assez pour ne pas poser trop de question voilà tout...Ça n'était pas que répondre le dérangeait plus que cela, c'était surtout pour que la santé de la jeune soit préservée. Ridicule n'est ce pas ? Oui peut-être mais notre ami Gabriel était du style « Je pourrai te le dire mais je devrais te tuer ensuite ».
    Le secret professionnel c'était important, ça pouvait faire tomber des empires financier, ça pouvait mettre la ville à feu et à sang, on ne rigole pas avec le secret professionnel, question de principe, question d’éthique...Même les tueurs en ont une.

    Il continua de la fixer dans les yeux, mais sans son regard scrutateur comme il y avait de cela quelques seconde, non il avait toujours son sourire doux aux lèvres, il essayait juste de trouver en elle ce qui pouvait l'effrayer à ce point là. Bien sur, il le savait, bien entendu il ne lui dirait pas, mais pour maintenir les apparences il se devait de jouer à ce petit jeux là...ses motifs étaient feints mais pas ses expressions...Ah...la dualité de l'être humain c'est tellement beau quand on y pense n'est ce pas ?

    Il se contenta de hausser les épaules en faveur de sa jeune amie terrifiée et de laisser retomber sa main le long de son corps comme si de rien n'étais. Après tout rien n'était n'est ce pas. Il n'y avait point de malaise là, juste un homme avec des manières trop vieille et une jeune fille avec trop d'imagination.


« Je suis si effrayant que cela ? Tu me vexe la ? »

    Il offrit une magnifique moue contrite et boudeuse comme il fallait qu'il réussit à tenir quelque chose comme trente seconde, le temps qu'elle se dise qu'elle l'avait vraiment vexée en gros. Avant qu'il ne se remette à sourire, d'un demi sourire un peu mauvais avant de retrouver le sourire doux qui la rassurait, à croire qu'il y avait des paliers dans l'expression de ses sentiments quand il souriait, il devait visiblement toujours passer par la joie mauvaise avant d’être simplement content...un peu étrange...ou alors était ce un automatisme qu'il avait acquis avec le temps, ou alors était je en train d'écrire des trucs pour que mon poste ait l'air plus long parce que j'avais peur qu'il ait l'air trop court sinon ? Allez savoir.

    Dans ses yeux il voyait bien qu'elle avait des tonnes de questions sur ce qu'elle avait vue qui étaient en train de se bousculer, pourtant il n'entendait pas se prendre une avalanche pareil sur le coin de la figure et visiblement la jeune fille consentait à lui faire grâce d'un tel supplice, même s'il savait qu'il n'y couperait pas...Elle finirait forcément par avoir envie de savoir, toujours est-il que pour le moment, chaque fois qu'elle repoussait ce moment c'était un sursit supplémentaire pour fignoler son histoire, et ses justifications. Il ne pouvait pas dire qu'il lui en était reconnaissant, pas de cela en tout cas, mais il était plutôt à son aise de ne pas avoir à parler de cela dans cet endroit plein de courant d'air et possiblement d’œil indiscret. Elle avait peur alors il ne lui disait rien de ce que pouvait être dangereux de traîner avec lui...imaginez... « on y va ? » « oh oui alors » « par contre tu peux mourir si on te vois avec moi tu sais, ou être pris dans une fusillade » « oh chouette alors » you...hou...

    Il lui fit signe de la suivre, et sorti du chantier sans encombre et sans vraiment dire un mot, il marcha jusqu'à sa voiture, une berline noire intérieur cuir et boiserie du plus bel effet, vitre teinté, c'était une belle voiture, propre, très propre, elle sentait encore le cuir neuf.
    Poliment il ouvrit la portière de son côté.


« Si tu n'es pas trop effrayé je puis te raccompagner ou tu le souhaite...ou même t'emmener ailleurs... »
    Il lui sourit encore.


« Et dedans tu pourras me demander ce que tu veux... »

    Touché c'était sur...coulé ?
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MessageSujet: Re: plouf (Pv Anaelle)   Mar 19 Juin - 20:20

    Vexé ? C’était rigolo qu’il dise cela. Anaëlle ne savait pas qu’elle pouvait se montrer si blessante. Ou persuasive peut-être dans le sens : avait-il vraiment cru qu’il lui faisait peur ?
    Si tel était le cas la jeune fille se dit qu’il n’avait pas plus de notion de comment bien vivre en société qu’elle-même.
    Elle se demanda vaguement si une sorte de Les relations humaines pour les nuls existait. Malgrè son échec avec le précèdent ça pouvait toujours être utile. Surtout que le précèdent n’était qu’un effet de son imagination, une sorte de corde à laquelle se rattacher pour pouvoir réfléchir sereinement.

    Il lui fit signe de le suivre, elle, ne se fit pas prier, tout valait toujours mieux que de rester ici de toute façon elle se sentait comme enfermée, bien qu’ils soient en plein air, ce qui la mettait encore plus mal à l’aise.
    Ils se retrouvèrent devant une voiture des plus étincelantes. Rien à voir avec le vieux camtar qu’elle et ses coéquipiers se trimballaient de pelouse en pelouses. Bon il faut dire aussi qu’il n’arpentait avec surement pas le même genre de terrains qu’eux, et que comme il s’agissait de sa voiture personnelle (à moins qu’il ne l’ai loué pour l’occasion) il devait aussi en prendre beaucoup plus soin.
    Il lui ouvrit la portière côté passager, ce qui la mit un peu mal à l’aise, ce genre de coutumes n’était pas un peu désuet par hasard ?
    Bien que charmant bien entendu.


« Si tu n'es pas trop effrayé je puis te raccompagner ou tu le souhaite...ou même t'emmener ailleurs... »

    A ca non, elle n’était pas effrayée, très impressionnée peut-être, mais pas effrayée comme elle avait essayé de le lui faire croire quelques secondes auparavant.
    La question qui la chagrinait était plutôt : C’est ou ailleurs ?
    Parce que si c’était pour qu’il l’emmène dans un endroit encore plus sombre et glauque que ici très peu pour elle.
    Pas de coupe-gorge pour elle ce soir, elle ne s’en sentait pas le sentiment.

    Il lui assura ensuite qu’une fois à l’intérieur elle pourrait lui demander tout ce qu’elle voulait. Tout ce qu’elle voulait ? Ca laissait de larges, très larges possibilités ça, un peu trop peut-être pour la sauvegarde de sa vie personnelle à ce pauvre homme, enfin ça c’était le genre de choses qu’il n’aurait pas à lui répéter, elle s’en souviendrait à coup sûr !
    La question était : pourrait-elle rentrer tranquillement chez elle après cet épisode ? Elle aurait bien aimé le savoir avant de monter dans la voiture, avant de s’engouffrer dans la gueule du loup en quelque sorte.
    Elle monta tout de même dans la voiture. « C’est toujours mieux que le métro » Fut la raison qu’elle invoqua pour se rassurer elle-même. Bien sûr elle n’en dit pas un mot à Gabriel, si déjà il avait été vexé avant là, il ne s’en remettrait pas le pauvre… Si tant est que ce qu’il ait dit soit vrai bien sûr !

    C’est sur ces belles pensées qu’Anaëlle s’installa au fond du siège qu’il venait de lui offrir, se blottit serait plus juste d’ailleurs !

    Elle avait beau savoir qu’il attendait ses questions elle n’osait pas ouvrir la bouche, pourtant il lui avait dit qu’elle pourrait, ça ne lui ressemblait pas de rester muette comme ça alors qu’elle avait la permission de jouer à la fouine.
    Se rendait-elle compte qu’il ne s’agissait plus de jouer à présent ?
    C’est peut-être ce qui lui fit garder le silence.
    Elle avait l’impression que ça faisait des heures qu’elle n’avait pas parlé et pourtant … ça ne devait faire qu’une ou deux minutes au grand maximum que Gabriel avait allumé le moteur.
    Il roulait déjà, elle ne s’en était pas rendu compte.

    Le « On va ou ? » Qu’elle venait de réussir à sortir paraissait étonnamment grave, comme si elle n’avait pas parlé depuis des années, comme si ses cordes vocales avaient perdu l’habitude de s’agiter au fond de sa gorge, comme si ce n’était pas naturel de sortir un autre son qu’un grognement d’une bouche pourtant humaine.

    Elle observa attentivement le conducteur. Ce qui est cool en voiture, se dit-elle- c’est que l’on peut regarder, analyser, observer, jauger la personne qui est au volant sans se faire dévisager en retour, ça lui laissait tout à loisir de regarder Gabriel, ses réactions, l’ossature de son nez même si cela lui en prenait l’envie.
    Anaêlle se rappelait que lorsqu’elle était petite elle avait pour habitude de fixer son père de cette façon. Elle attendait qu’il lui demande enfin ce qu’il y avait pour lui sortir un « Tu clignes jamais des yeux » et ensuite elle continuait de le fixer et s’amuser à le voir cligner des paupières trois fois par seconde.


« Je … je peux vraiment te demander ce que je veux ? »

    Elle chercha un signe de désaccord sur le visage de Gabriel, un tic nerveux, un froncement de sourcil … quelque chose quoi, elle prit cette absence de réaction pour un oui. A peine deux secondes étaient passées, elle ne l’avait pas laissé donner de réponse, elle ne s’attendait pas vraiment à ce qu’il en donne en tout cas, généralement il ne répondait pas quand il s’agissait de trucs aussi insignifiants ou gênants ou quoi que ce soit dans le genre.
    Ça lui faisait bizarre de dire généralement, elle ne l’avait vu que deux fois après tout, et ce que deux rencontres suffisaient à se donner des habitudes ?


« Qu’est-ce que tu faisais sur le chantier ? »

    Et puis surtout, mais ça elle ne le disait pas : comment avait-il fait pour monter aussi vite jusqu’à elle, puisque bien qu’elle n’ai pas regardé elle savait qu’il était là, elle savait aussi qu’il l’avait devancé en descendant les escaliers, enfin après tout il ne fallait pas être un génie pour le deviner, ça paraissait logique, ainsi que très illogique et c’est bien ce qui l’embêtait …
    Elle avait beau se passer et se repasser la scène en tête, elle ne voyait pas, à moins qu’il ne connaisse les lieux par-cœur – et comment l’aurait-il pu ?- c’était impossible de se faire deux fois coiffer au poteau de cette façon bien qu’elle n’ait pas plus que ça essayé de se grouiller un tant soit peu.
    Comment était-ce possible en si peu de temps hein ?


« Et qu’est ce que tu as voulu cacher sous cette dalle de béton ? »

    La jeune fille retint sa respiration. Etait-ce la question de trop ? Elle n’en savait trop rien, elle chercha son regard, guetta à nouveau un signe de sa part, un souffle trop accéléré, ou une route qui filait bien trop vite sous leur roues…

    « Ou tu m’emmenes ? » Demanda t-elle à nouveau. « Pourquoi tu m ‘as offert une glace ? Pourquoi t’es partit comme un voleur ? Qu’est ce que tu as à te repprocher ? »

    Après tout c’est vrai quoi s’il ne voulait plus la voir pourquoi se sentait-il obligé de l’inviter dans sa voiture ? Si ça ce n’était pas un comportement étrange …


« Et puis pourquoi le mec qu’ils ont retrouvé ne t’as pas choqué tant que ça ? Tu le savais déjà ? C’est toi qui l’as mis la dedans ? Comme tu viens de le faire ? Tu es au courant qu’un buisson dure moins qu’une foutue dalle de béton ? Bon sauf peut-être si c’est du Buis je te le consent mais quand même … »

    Il était tant qu’elle se taise, elle commençait à parler de buis, et quand elle parlait de buis c’était assez mauvais signe en général, de la vraie saloperie, résistante à tout au froid – bien que – 30°c soit son minimum – résistant au chaud, au vent, à la grêle, à la sécheresse et la pluie, à …
    Oups
    Elle n’osait à nouveau plus ouvrir la bouche. En avait-elle dit trop ? Il l’avait laissé parler librement jusqu’ici mais avait-elle une limite ?
    Elle fixa le bitume qui courait sous ses pieds.
    Saleté de buis …

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MessageSujet: Re: plouf (Pv Anaelle)   Mar 19 Juin - 22:51

    Anaëlle rentra dans la voiture sans mot dire, et une fois installée se mura un peu plus dans le silence dans lequel elle s'était déjà réfugiée depuis un moment. Elle qui d'habitude parlait tout le temps voilà qui était un peu étrange. Gabriel ne dit pas mot pour autant, il se contenta d'attendre qu'elle eu mit sa ceinture de sécurité pour mettre le contact. Les pneus crissèrent sur le sol couverts de cailloux quand le véhicule quitta la zone dans un nuage de poussière. La voiture était assez silencieuse, on entendait presque pas le bruit du moteur dedans, et on ne ressentait que guère les cahots du chemin, d'autant qu'ils venaient de rejoindre une route goudronnée. Pas de musique. Avait-il l'habitude de rouler en silence ou l'avait-il délibérément coupée, certain que cela ne lui plairait pas ? Encore un mystère qu'elle se devrait d'essayer de résoudre,tant est que cela eu de l'importance à ses yeux après tout...

    Ce n'était pas ces questions là qu'il attendait en vérité, il se demandait quand elle allait enfin oser lui demander ce qu'il faisait dans le chantier, après tout si ça n'était pas un lieu de promenade indiqué pour les jeunes filles dans son genre, ça ne l'était pas plus pour un homme en costume de ville, et surtout pas après la fermeture du chantier...Il sentait bien que la jeune fille le dévorait des yeux, le scrutant, attendant peut être de sa part une quelconque réaction...elle risquait d'être un peu déçue sur ce point là. Quand on arrivait à conduire avec un flingue braqué sous le menton, on était par la suite moins facilement distrait par une femme vous fixant pendant votre conduite...aussi jolie fut-elle.

    Malgré tout, Anaëlle étant tout de même fidèle à elle même fini par lui demander où il allait, il ne savait quoi lui répondre, pour le moment il se contentait de rouler, ils était encore loin de la ville,aussi pouvaient-ils encore prendre le chemin qui plairait le plus ...bien sur ça n'était pas comme ça que ça marchait, mais pour le moment il faudrait bien s'en contenter, si elle voulait des réponses à toutes ses questions, il avait dans l'idée qu'il lui faudrait plus d'un petit trajet en voiture pour satisfaire la curiosité de la jeune fille.

    Comme pour s'en assurer elle lui redemanda encore si elle pouvait vraiment lui demandait tout ce qu'elle voulait, il ne répondit pas, il lui avait déjà dit, pas besoin de se répéter encore une fois. Mais vu l'inflexion de sa voix il commençait à douter qu'elle allait se contenter de lui poser de gentilles questions bien embarrassantes ...quoique...tant qu'elle ne le regardait pas avec un regard de braise pour lui dire « tout ce que je veux hein ? Alors arrête toi sur le bas côté et prend moi » il devrait pouvoir faire face. Il n'eut pas même le temps d'ouvrir la bouche pour répondre quelque chose s'il avait voulu qu'elle avait déjà embrayée et voulait savoir pourquoi il était sur le chantier.

    Il coula un regard vers elle, pas un regard menaçant, pas le regard d'un homme qui se sent piégé, mais plutôt celui d'un homme qui se demande comment expliquer le monde tel qu'il est à un jeune enfant qui croit encore au bien et au mal. Ca n'était pas un mal en soit, elle avait des repères après tout, il ne pouvait pas en dire autant, il avait des principes bien sûr mais tous étaient toujours et en tout temps assez bousculé.
    Il en était à réfléchir à sa réponse quand Anaëlle enchaîna pour savoir ce qu'il avait planqué dans la dalle de béton.

    « Si tu sais que je suis venu au chantier pour cacher quelque chose dans la dalle pourquoi me demande tu ce que je faisais là bas... tu le sais déjà visiblement. »

    Il lui sourit gentiment avant de finir d'écouter ce qu'elle avait a rajouter, il soupira un long moment et la route défilé sous sa voiture encore un bon moment avant qu'il ne daigne réponde aux questions


« J'étais dans le chantier en train de me débarraser d'un corps, c'est mon travail, je m'occupe des choses que les autres ne veulent pas faire, récupérer un colis, aller conclure une affaire...me débarrasser des corps..., »

    il laissa un petit silence
.

« Pour le bonhomme dans le buis...-Il hésita un instant et menti finalement...-Je ne l'ai pas tuer, mon rôle était de le faire disparaître le temps que le sniper se barre. Pourquoi ça ne m'as pas choqué ? Parce que c'est moi qui l'y ait mis et qu'il est mort dans mes bras. Pourquoi je suis parti, tu comprend que je n'aime pas trop les flics fouineurs »

    Regard vers elle.


« Je t'emmene chez toi si tu veux... »

    Silence, un silence long et pesant du fais de ce qu'il venait de lui dire sans doute.


« Ah...et la glace c'est parce que tu me plait... j'aurai du te tuer au départ, mais je n'ais pas voulus"»
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MessageSujet: Re: plouf (Pv Anaelle)   Sam 11 Aoû - 0:29

« Si tu sais que je suis venu au chantier pour cacher quelque chose dans la dalle pourquoi me demande tu ce que je faisais là bas... tu le sais déjà visiblement. »

    Etait-il stupide ou le faisait-il exprès ? Peut-être qu’il ne se rendait tout simplement pas compte de la question qu’elle posait !? Pourtant elle aurait juré que si, elle en était sûre, il ne faisait qu’essayer de gagner du temps et cette attitude l’énervait au plus haut point Bon d’accord en temps normal elle ne s’exprimait jamais de manière très claire, il fallait se l’avouer mais quand même, elle parlait pourtant la même langue que lui, ou elle en avait l’impression tout du moins…
    Il se cherchait une excuse et quoi ? Il s’imaginait qu’elle serait assez stupide ou naïve pour l’accepter tout simplement ? C’était bien mal connaître la jeune fille. En effet elle avait très peu de mémoire, en effet elle oubliait très vite (surtout lorsque ça ne l’intéressait pas outre mesure) mais quand il s’agissait de quelque chose comme cela, d’un potin comme on pourrait dire en tombant à côté de la plaque, là … elle n’en louperait pas une miette, c’était impensable !

    La suite passa comme un rêve, même si … le terme cauchemar(d)c’est moche sans D serait plus approprié dans une telle situation !
    Tout ce qu’il disait entrait par une oreille et ressortait immédiatement par l’autre, comme si elle n’était pas capable d’assimiler la moindre des informations qu’il consentait à lui offrir.
    Mais après tout sui pourrait lui en vouloir ? Quelle personne saine de corps et d’esprit accepterait sans sourciller de s’entendre dire « Tu vois là tu es coincée dans une voiture avec un mec totalement taré qui tue pour du blé, alors sois gentille continue de sourire sinon il y a de grandes chances pour que tu sois morte sous peu »

    Surement pas notre Anaëlle !

    C’était une chose de se faire un film complet dans la tête, et de savoir que ce film ne se réaliserait surement jamais, s’en était une autre de se rendre compte que le cauchemard devenait réalité. Les thrillerx très peu pour moi comme dirait Anaëlle !
    Pourquoi tout ceci n’était pas resté du domaine de son imagination hein ? Et puis quelle idée fumante d’être venue ici aussi ? sur ce chantier !

    Bref.

    Bien qu’elle pensait ne pas être en mesure de retenir une once d’information, des morceaux des phrases de Gabriel passaient en boucle dans sa tête du genre : « J’étais dans le chantier en train de me débarrasser d’un corps » « Il était mon rôle de le faire disparaître » « je n’aime pas trop les flics fouineurs » ou encore « je m’occupe des choses que les autres ne veulent pas faire »

    Ouai … la sale besogne quoi ! un peu comme une bonne qui devrait récurer les chiottes de ses patrons. Sauf que … c’est là que tout clochait, c’est bien à ce moment qu’elle ne comprenait plus rien.
    Pour elle la sale besogne, comme je viens de le dire, consistait en nettoyer les toilettes publiques, ou ramasser les oisillons morts qui étaient tombés de leurs nids (bah ouai on reste dans le macabre, je vous rappelle qu’on parle de cadavre jeté à la baille !)
    Mais ça évidement elle se garda bien de le lui dire, il aurait peut-être trouvé malin de lui rétorquer qu’au final ils faisaient tout deux le même boulot, mais ne s’occupaient pas du même genre d’espèce ou un truc comme ça !
    Sauf que ce genre de trucs c’était bien quand on avait une très grande ouverture d’esprit ou même à la rigueur de l’humour, mais la jeune fille non contente d’être totalement à la ramasse sur ce dernier point (entendez par là l’humour), était en plus réputée pour son étroitesse d’esprit légendaire !
    Surtout dans des cas comme celui-ci, bien qu’elle n’en eu pas croisé des centaines évidement.

    Evidement ce n’est pas tout ce qu’elle avait retenue, elle avait très bien entendu les choses telles que « je t’emmène chez toi si tu veux » « tu me plaît » … Seul le « j’aurais dû te tuer mais je n’en avait pas envie » lui rappelait qu’il s’agissait bel et bien de la même conversation.
    Anaëlle ne savait pas trop comment réagir.
    Ses phalanges avaient blanchies tellement elle les mettait à l’épreuve, le sang semblait avoir totalement quitté son corps, elle n’était pas énervée comme quelqu’un qui aurait serré les poings pour se retenir de frapper ou quoi que ce soit dans le genre, seulement elle ne savait pas comment réagir, et quand elle ne savait pas comment faire face à une situation elle se mettait à pleurer, c’était stupide certes, mais surtout totalement incontrôlé.

    La question maintenant était : Devait-elle sauter de la voiture pour pouvoir avoir ne serait-ce que l’impression d’échapper un court instant à la mort et donc se sentir mieux ? (CQFD) devait-elle le croire ? N’essayait-il pas simplement de faire une blague ? Après tout ce n’est pas parce que ça ne fait rire personne, et même pas soi qu’il s’agissait de quelque chose de sérieux si ?


« Et maintenant ? C’est de mon corps à moi que tu vas devoir te débarrasser c’est ça ? J’en sais trop ? J’ai le droit de savoir ou va finir ma dépouille ou alors tu préféres me laisser l’entière surprise ? »

    Fit-elle mauvaise. Au final elle était capable de se tenir bien gentiment la mignonette ! Pourquoi s’était-elle sous-estimée de cette façon ?
    Bon même si ce n’était peut-être pas la réaction la plus diplomatique qu’elle aurait pu choisir, au moins c’était une réaction non ?

    Bon elle ne lui avait pas dit si elle souhaitait qu’il la ramène chez elle, mais après tout cette question était-elle vraiment de circonstance ?


« Prends la prochaine à gauche et la suivante à gauche aussi s’il-te-plaît ! »

    Pourquoi ces directions elle n’en savait rien, mais quittes à mourir autant décider de ou non ? Ahhh choisir le lieu de son décès, et elle l’avait toujours dit, ça met un peu plus de baume au cœur ! Oui oui oui !

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MessageSujet: Re: plouf (Pv Anaelle)   Dim 12 Aoû - 0:51

    Gabriel ne s'attendait à ce que la jeune fille prenne ça bien en vérité, il avait conscience de présenter les choses de manière assez sale, froide, et passablement cynique en comparant le fait de tuer, se débarrasser des corps et tout ce que son gagne pain impliquait comme du traitement d'ordure...du ménage en gros.C'était comme désacraliser ce que la mort pouvait impliquer dans l'esprit de tout à chacun. En effet, il suffisait de voir comme l'humain traitait ses morts, avec la cérémonie, la veillée funèbre, tout le monde en deuil, le discours, le cercueil, le dernier adieux, le laïus et la mise en terre...Quelque chose qui marquait, qui restait à défaut du mort. De ce fait, le simple fait de traiter un cadavre sans plus de respect que cela était quelque chose d'assez choquant pour la plupart des humains, comme quelque chose qui ne se faisait pas, quelque chose qui refusait l'humanité de celui qui osait disposer du corps comme d'un vulgaire objet, un détritus qu'il fallait traiter. Pourtant quand on y pensait, qui n'a jamais mis ses poissons mort dans les toilettes et hop ni vu ni connu voilà les preuves sans vie de sa propre incapacité à prendre en charge des vies disparue dans les insondables et de ce fait rassurante profondeur des méandres du tout à l'égout. Qui n'a jamais jeter à la poubelle le cadavre du chien ou du chat à défaut de pouvoir l'enterrer, ne trouvant pas plus gênant que cela de mettre à la poubelle Sultant ou Youki sous prétexte qu'on avait pas le temps, pas la place, pas l'envie, pas l'idée même de se casser le cul à lui offrir une sépulture décente? Oui mais voilà, les poissons, Sultant et Youki ne sont pas des humains et on se permet de disposer d'eux du fait de l'idée que l'humain à de sa supériorité sur les autres espèces. Aussi, si l'ont se rend compte qu'un humain là dans notre société si policée, si ordonnée, un humain que l'on côtoie, un pair comme on dit , s'occupe de nous comme on s'occupe de ce qu'on considère comme inférieur, si l'on se rend compte que pour certaine personne notre cadavre n'a rien de sacré c'est juste une contrariété avec laquelle il faire et puis voilà, un problème mineur qui à ses solutions...
    Ce genre de sentiment est effrayant, repoussant, intolérable, peu de gens acceptent de penser à leur mort, ça viendra bien assez tôt ou encore je n'ai pas peur , ce sont des réactions qui viennent souvent. Pourtant de l’anxieux de service au trompe la mort le plus casse cou, finalement aucun ne se voient partir sans un moment de gloire final, une belle cérémonie avec des fleurs, de la musique, des gens tristes et tout le toutim...alors c'est ça qui fait peur, c'est ça qui repousse, cette idée que pour certain, que l'on doive partir en grande pompe est bien la dernière de leur considération, la mort pour certain parmi nous n'a rien de sacré, n'a rien de grandiose ni d'émouvant, la mort ça n'est rien d'autre que l’absence de vie, un état différent de ce qu'il était un instant plus tôt, on vie et puis on meurt c'est comme ça.

    Immuable, Inévitable, Implacable...La grande faucheuse comme on dit, c'est en cela qu'elle nous terrorise, qu'importe qu'on soit blanc, noir, riche, pauvre, marié, seul...elle finira toujours par nous prendre, quelle qu'ait été notre implication dans notre monde, le prix Nobel de la paix mourra aussi sûrement que le dealer de crack au coin du bloc. Être en face de quelqu'un qui traitait avec la mort couramment , être avec quelqu'un qui était aussi un de ses agents par extension , de par ce qu'il était dans sa manière d'être, de faire, de vivre, c'était comme nous renvoyer inconsciemment à la propre possibilité de son trépas, comme si une prise de conscience se faisait en nous sans forcément que l'on s'en rende compte, comme si soudainement on se disait, ce mec là …Il pourrait me tuer...Une considération bien peu rassurante selon le degré de connaissance que l'on peut avoir de son interlocuteur.

    Dans le cas présent, Anaëlle pouvait-elle avoir la moindre certitude d'être à l’abri ? Pouvait-elle sereinement se dire sans être sûre de chercher à se convaincre plutôt qu'autre chose : Non je ne risque rien, il ne me fera jamais de mal. Après tout, elle ne l'avait vu que deux fois, une fois avant la découverte d'une cadavre fraîchement refroidit et aujourd’hui alors qu'il venait de balancer un mec dans du béton. Pas de quoi franchement inspirer confiance. Enfin il venait de lui dire qu'elle était encore en vie parce qu'elle lui plaisait bien, mais c'était sans doute loin de la rassurer, ça faisait dans le fond un peu malade mental après tout...Mais peut-être était-ce là ce qu'il cherchait.

    Après tout, pour lui avoir sorti comme cela la vérité, aussi crûment c'est qu'il devait avoir une sorte de volonté en tête, il aurait en effet put lui dire cela de mille manière différente, toutes plus acceptable les unes que les autres, alors pourquoi avait-il choisit volontairement cette façon ci de faire ? Peut-être une volonté de choquer, de frapper l'imaginaire de son interlocuteur, peut-être une volonté d'enfin dire à quelqu'un ce qu'il faisait, de le dire avec des mots durs, de le dire de façon à se décharger ne serait-ce que pour un instant se décharger du poids de tout cela, de frapper avec ses mots comme la vie le frappe avec la réalité de son quotidien.

    Bref, avec tout ça, il n'est pas étonnant que la jeune fille ait répondu avec la hargne de quelqu'un qui veut partir la tête haute, une réaction totalement normale qu'il avait déjà constaté à mainte reprise lors d'une mise à mort ou une autre, le moment venu de succomber, il était toujours étonné de voir avec quel orgueil le mort en sursis s'arranger pour essayer d'avoir l'air courageux avant la mort, mais finalement ça se terminait toujours de la même manière, avec des larmes, de la morve et une odeur insupportable de merde. On y pouvait rien c'était comme ça.

    La jeune fille faisait de l’esbroufe, un peu, pas trop en tout cas, elle se tut assez vite, ils finissaient toujours par se taire, Gabriel ne lui avait pas répondu de toute façon il n'en voyait pas l'utilité, après tout ça ne servait à rien d'essayer de la raisonner puisqu'il était quasiment sûr, disons à 75%, qu'elle ne l'écouterait pas quoiqu'il lui dise donc autant la laisser se fatiguer et puis voilà...Lui il l'écoutait d'une oreille distraite certes, mais il l'écoutait quand même assez pour savoir qu'elle lui avait dit de tourner, il n'en avait pas l'air mais il était affûté les sens en éveil, depuis qu'il était sorti du chantier il regardait de temps à autres dans le rétroviseur la berline noire tout ce qu'il y avait de plus classique qui était à une distance raisonnable de lui depuis maintenant un bon moment, qui les suivaient sans en avoir l'air. Et cette berline ne donnait tellement pas l'air de les suivre qu'il était sûr qu'ils étaient pris en filature, aussi tourna-t-il à gauche et puis à droite contrairement à ce qu'avait dit là jeune fille, il vérifia que la berline suivait et accéléra un tout petit peu sans en avoir l'air, slalomant dans le trafic fluide de cette heure-ci avec souplesse.

    Dans la voiture ne régnait de tension que celle de la jeune fille, elle était en train de se faire un sang d'encre pour savoir si elle allait rentrer chez elle en vie, persuadée qu'elle allait mourir en vérité, s'était elle rendue compte qu'il n'avait pas tourné là où elle lui avait dit ? Elle ne s'était sans doute pas rendue compte qu'ils étaient pris en filature, de toute façon comment le pourrait-elle, sans être entraînée et sans doute sans avoir la tête à ça. Il ne lui disait rien se demandant quand elle se rendrait compte de ce qui se passait. Cela l'amusait quelque part. Était horrible voire même sadique de sa part ? Totalement.

    Les deux véhicules évoluaient dans le trafic à une allure de plus en plus élevée sans pour autant se soucier de ce qui pouvait se passer autour d'eux, passant d'une file à l'autre sans un coup de frein ou un crissement de pneu, sans une secousse dans l'habitacle en cuir confortable. Une main sur le volant, l'autre sur le levier de vitesse, calme et imperturbable dans son costume noir il n'essayait pas particulièrement de distancer la berline il se contenter de se demander quand celle-ci en aurait marre voilà tout.

    Moment qui ne tarda pas à arriver.


    « Baisse toi » Se contenta t-il de signaler à la jeune fille.

    Devant son regard Incrédule il n’eut que le temps de lui fourrer la tête entre les genoux et de faire une embardée sur le côté de la première rafale d'automatique résonnait déjà sur la carrosserie de leur véhicule et sur la voiture derrière laquelle il venait de disparaître.
    Loin de paraître effrayé il laissa un sourire éclore sur ses lèvres et se contenta de poser sur le tableau de bord son arme. Son MK23
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MessageSujet: Re: plouf (Pv Anaelle)   Sam 18 Aoû - 22:50

    Il n’avait même pas tourné à gauche comme elle le lui avait demandé quelques secondes plus tôt. Il avait tourné à droite, à droite.
    Non mais on croirait rêver : à présent vous n’aviez même plus le droit de décider de l’endroit où vous voudriez passer vos derniers battements de cœur. Bien que la jeune fille ne pensait pas une seule seconde qu’une victime d’assassinat ai un jour eu le choix, elle trouvait que les bonnes manières se perdaient.
    Et en plus voilà qu’il se mettait à accélérer ce fou du volant ! Peut-être que d’ici un ou deux kilomètres il ferait une manipulation toute savante qui ferait sortir du plafond un gros bouton rouge, de ce genre de bouton rouge ou il ne faut jamais s’aventurer à poser un doigt au risque de pulvériser la moitié de la ville.
    Donc ce gros bouton rouge sortirait du plafond (qui serait donc un double plafond secret comme on en trouve dans les tiroirs de bureau, bon sauf que là il s’agit de tiroir, mais là n’est pas la question…)
    Et sous ce gros bouton rouge il serait écrit en lettre capitales, rouges elles aussi histoire de faire bonne mesure « EJECTION PASSAGER ».
    Il appuierait sur cet énorme bouton (parce qu’en plus il serait aussi gros que sa paume de main, c’est plus impressionant) et son siège s’envolerait en arrachant la moitié du toit de la voiture. Au début elle penserait qu’elle pourrait aller toucher les étoiles, ça allait être beau et impressionnant, elle sentirait le vent agiter ses cheveux, mais elle ne s’en rendrait pas compte, trop occupée qu’elle serait à profiter du spectacle, pus ensuite la chute. Son siège (ou elle serait toujours attachée par mesure de sécurité) se retournerait et là c’est le bitume qu’elle verrait arriver à toute vitesse. Finit l’apesanteur idyllique, ce serait la peur panique ! haha
    Quel pourcentage de chance pouvait-elle avoir de s’en tirer uniquement avec genre un ongle et une jambe cassés ?
    Utopique si vous voulez mon avis.
    C’est dommage elle aurait préféré un mort rapide et indolore, genre au fond de son lit douillet pendant qu’elle dormirait, pas sur le bord d’une route mal fréquentée pendant qu’elle flipperait sa race.
    C’est le « Baisse toi » qui la sortit de sa rêverie –si l’on puis dire. Enfin non peut-être plus la douleur fulgurante dû au fait qu’il venait d’appuyer comme un sauvage sur sa nuque, ou alors le bruit qui vint la heurter de plein fouet.

« Tu crois qu’il faut me protéger d’un stupide orage ? Ça serait plutôt toi à rouler comme un taré là qui est dangereux ! »
    Fit-elle folle de rage. Non mais c’est vrai quoi, en quoi avait-il besoin de la torturer encore plus que ce qu’il ne le faisait déjà.
    C’est alors qu’elle vit le flingue qu’il avait posé sur le tableau de bord. C’était quoi ça ? Il la testait ou quoi, un truc du genre : Si tu me tues toi tu peux t’en sortir vivante, bonne chance hahaha ! *START GAME*
    Si c’était ça il rêvait ! Il lui en faudrait plus que ça pour faire ressortir son instinct de survie. En avait-elle un déjà ?
    Lui en tout cas avait l’air de bien s’amuser, il fallait croire que jouer les Fangio c’était son truc, elle ça lui donnait plutôt mal au cœur. Ca en faisait un peu trop pour aujourd’hui tout de même, déjà qu’elle ressentait ça comme un exploit lorsqu’elle réussissait à passer la journée sans se faire un bleu…

« Faut arreter maintenant. Soit tu me descend tout de suite, soit tu me laisse descendre tout simplement, mais tu peux pas t’amuser à zigzaguer comme ça juste dans l’espoir de me faire jsais pas moi tourner de l’œil ou rendre mon déjeuner.
Aller steuplaît on arrête là le jeu pour ce soir si tu veux on reprend demain quand je me serais un peu remise, c’est plus drôle maintenant, laisse-moi descendre, s’il te plait, faut que je rentre chez moi maintenant. En plus mon chat m’attends, il va avoir faim, jpeux pas le laisser comme ça, ou alors jte laisse mes clés et tu vas t’en occuper.
Penses à ça tient, une pauvre bestiole va mourir à cause de toi ça serait moche non ? aller s’il te plaît…
»
    Débita-t-elle d’une voix plaintive, elle le suppliait presque, mais peut importe si ça pouvait marcher ? Et puis les psychopathes ça aime les animaux non ? Elle trouvait que c’était une plutôt bonne excuse aux vues des circonstances, elle n’avait pas eu beaucoup de temps pour improviser donc elle était assez fière d’elle. Si elle ne se sentait pas si flasque et vide elle en aurait même bombé le torse. C’est pour dire !

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MessageSujet: Re: plouf (Pv Anaelle)   Mar 21 Aoû - 21:21

    Autour d'eux le paysage défilait à une vitesse folle, les voitures, les enseignes, les panneaux, tous n'étaient plus qu'un magma de couleur fusant trop rapidement pour être vraiment identifiable. Gabriel ne cessait de jeter des coups d’œil dans son rétroviseur ce qui pouvait être assez inquiétant, compte tenus de la vitesse à laquelle il était, il aurait été plus rassurant de le voir les yeux rivés sur la route.
    L'intérieur de l'habitacle était étrangement silencieux malgré quelques bruit de choc et des détonations (l'orage pensait la jeune fille près de lui) seul un léger vrombissement indiquait en vérité que le moteur dehors devait rugir comme un fauve.
    Gabriel slalomait entres les véhicules avec une souple déroutante, tant il est qu'on pouvait apprécier sa conduite ce qu'Anaëlle était visiblement dans l'incapacité de faire.

    Gabriel ne put s'empêcher de lâcher des yeux la route et le rétroviseur pour poser son regard sur elle avec une lueur d'incrédulité totale non dissimulée dans les yeux. On lui tirait dessus, comment ne pouvait elle pas le voir ? Comment pouvait-elle à ce point être imperméable à ce qui l'entourait ? Certes la voiture était bien insonorisé mais...mais pas à ce point !


    « de...de l'orage »

    Ses sourcils se mouvèrent de façon à lui donner un air profondément compatissant, on pouvait lire sur son visage qu'il avait vraiment...presque de la pitié pour la jeune fille et en même temps qu'elle était pour lui une sorte d'énigme, comment un être tel que celui-ci pouvait-il être encore en vie ? Cela défiait les lois de l’univers, la théorie de l'évolution même était remise en question, elle était totalement hermétique à tout ce qui se passait autour d'elle, ne se rendait compte de rien, comment cela pouvait-il être encore possible. Il avait fallut qu'il lui dise qui il était pour qu'elle s'en rende compte...Au début il s'était dit que c'était sans doute parce qu'elle ne voulait pas l'admettre, qu'elle avait une image sympathique de lui et qu'elle ne pouvait pas la changer car cela remettrait en compte trop de chose ou ce genre de raisons habituelles...Mais là c'était semblait-il beaucoup plus grave...Soit elle était totalement débile...soit elle niait en bloc la réalité.

    Bien heureux les simples d'esprit comme disait l'adage.

    Tout à son observation, il évita de justesse la collision avec un bus et reprenant ses esprits le cœur palpitant un peu pour le coup il se rendit compte qu'elle s'était mise à geindre au sujet de son chat ou je ne sais quoi. C'était assez impressionnant d'ailleurs, elle pensait qu'il allait la buter sans plus de cérémonie que cela mais elle avait encore la conviction qu'elle pourrait l'attendrir avec le sort d'un chat...comme si on avait déjà vus ce genre de situation... « tu va mourir » « déconne pas mec j'ai un chat putain » « oh pardon je savais pas...bon bah...barre toi hein et tiens prend 10 balles pour acheter des sachets avant de rentrer »
    C'était assez peux probable...


    « Anaëlle »

    Il la regarda avec insistance soudain sévère.

    « Tu va bien écouter ce que je suis en train de te dire. Je ne compte pas te tuer, mais il y a derrière nous une voiture pleine de mec bien décidés à le faire...ils nous tirent dessus c'est ça « l'orage »

    Il marqua une courte pause le temps de passer deux voitures

    « Tu vas rester calme et me dire si oui ou non tu es prêtes à défendre ta vie »

    Il sourit et empoigna par le canon un Glock.23 qu'il lui tendis le tenant par le canon


    « Alors Anaëlle...tu veux vivre ? »
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plouf (Pv Anaelle)

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