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 Melany Kitts

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Messages : 9

MessageSujet: Melany Kitts    Dim 30 Sep - 18:22

Welcome to Rosewood City

Melany Kitts
ft. Keira Knightley

Une citation ?



Âge :
25 ans.
Groupe :
Civils.
Métier :
Photographe.
Statut Civil :
Célibataire.
Sexualité :
Hétérosexuelle.



Description RP


I KNOW YOU THINK YOU HATE ME BUT I WILL ALWAYS HATE YOU MORE

Un coup de scalpel, un coup contre un hurlement. Chacun de ses cris était comme une berceuse à mes oreilles, un son réconfortant. Sweet revenge. J’avais attendu cet instant depuis longtemps… La Louve en moi me rendait toute cette énergie dont Uriel m’avait dépourvue des mois auparavant. Je me sentais nouvelle, purgée de toutes les insanités qui me hantaient depuis trop longtemps. La haine était toujours là, mais si rafraîchissante ! Je trouvais dans cet instant toute la beauté que j’avais choisi d’ignorer. Enfin je la voyais, cette justice ; cette claire et agréable impression que tout rendrait dans l’ordre. Cette espèce de blondasse délavée dans ses vêtements trop courts pour elle, dépravée jusqu’au bout des ongles avait enfin ce qu’elle méritait. Ce sourire aussi hypocrite qu’immonde qui décorait son visage était perdu, comme un accessoire qu’on perd sur la piste de danse, entre deux valses avec son cavalier. J’étais le cavalier, ce soir-là, j’étais ce fameux cavalier sensé mener la danse, et dieu sait si je la menais bien ! Les pas virevoltant étaient des coups de scalpels, la danse ne menait que vers un seul et inéluctable chemin : sa mort. Elle le savait, elle l’avait compris.

Tu es… un monstre.

Sa voix était fatiguée, comme si elle avait perdu l’énergie de se battre. Oh non, non, je ne la laisserais pas baisser les bras si rapidement. Cette pointe de défaitisme que je sentais percer dans sa voix ne me convenait pas le moins du monde, je voulais qu’elle se batte, qu’elle se relève, qu’elle me montre à quel point elle tenait à la vie. La danse aurait été tellement plus fascinante. Je baissais les yeux vers son visage tailladé, le sang qui coulait le long de sa tempe, ses lèvres tremblantes et presque transparentes. La vie partait de son corps et cette vision m’enchantait bien trop pour que ce soit convenable et admissible. Mais oui, j’étais un monstre, j’avais été forgée par les coups pour le devenir. Les cauchemars ne cessaient de me le rappeler, ramenant à moi la vision de celui que la société appelait mon « frère ». Les tortures que j’avais eues à subir en tant que mouton noir de la famille m’avaient construite telle que j’étais, habitée par cette Louve hargneuse et toujours plus assoiffée de sang. Aussi bien physiquement que mentalement, j’avais été meurtrie, ramenée vers le fond avec violence, sous le sourire jubilant de ceux qui devait être les miens, ceux qui auraient dû me soutenir. Oui, j’étais un monstre, je l’avais toujours été, mais c’était dans ma nature d’être cruelle et…

… autant dire que tu n’as pas aidé à me calmer !
Je ne comprends pas.

Elle n’en avait plus pour très longtemps. On le savait toutes les deux. Elle était à l’agonie, et cette vision me rappelait étrangement mon propre corps torturé. J’ai soupiré, m’asseyant à ses côtés, lâchant enfin la lame qui avait charcuté sa peau de manière méthodique depuis plus de douze heures. Elle ne pourrait pas comprendre, ni elle, ni personne. Comment expliquer toute la situation, aussi malsaine qu’elle était. Ça n’aurait servi à rien. « Disons que c’est un juste retour des choses… » Elle leva les yeux au ciel. J’observais son corps décharné, souffrant. Plus de douze heures que je m’acharnais sur elle, mais cela faisait des jours qu’elle était enfermée. Enfermée jusque dans sa tête, à se ressasser encore et encore toutes les raisons possibles et imaginables expliquant pourquoi elle étant vouée à un destin tragique. Son regard se voilait, je la regardais en lui caressant doucement les cheveux, sourire cruel au visage, sans dire quoi que ce soit. J’aurais pu l’achever d’un coup sec, mais j’avais fait attention à bel et bien faire durer la souffrance dans ce pauvre corps. Elle méritait une mort aussi lente que douloureuse. Elle respirait encore, faiblement. Il faut dire que ça me changeait des gémissements sourds et langoureux que j’avais entendus lorsque je l’avais retrouvée à califourchon sur celui qui m’avait rendue la vie.

Uriel. Un seul nom qui me faisait l’effet d’un million de pics à glace qu’on m’aurait planté dans le cœur au même instant. Uriel. Comment expliquer ? Ce n’était pas qu’une simple histoire, c’était tout un monde, une vie. Ma vie. Il m’avait purifiée de toutes ces souffrances que j’avais endurées, il avait tenté de me tuer. Encore et encore, chaque fois me tirant de plus en plus vers le bas afin de mieux faire fuir les démons qui m’avaient hantée depuis ma naissance. J’étais revenue à la vie grâce à lui, remplie d’une haine nouvelle, qui me transportait. Qui me transportait encore lui. Rien que le souvenir de son visage, de ses lèvres contre ma peau, me faisait monter les larmes aux yeux. Une faiblesse dont cette garce, Pam’, était la cause. Je n’avais jamais été comme ça, à pleurer pour un homme. Je ne me connaissais pas ainsi, je ne me reconnaissais pas. Ca n’était pas moi. C’était… pire : une nouvelle version de moi, plus faible, tellement attachée à lui. Si faible… J’espérais que cette faiblesse s’en irait en même temps que le dernier souffle de Pam’.

Elle était partie. Plus là, juste une enveloppe charnelle, mais vidée de toute volonté. Mais la faiblesse était toujours là, malgré la haine de la Louve. La faiblesse, les larmes étaient toujours là. Je me levais, regardais Pamela et tournais les talons. La faiblesse était toujours là. Tandis que je refermais soigneusement la porte derrière moi, la vérité m’apparut comme un choc : il m’avait changée, certes rendue plus forte et plus hargneuse, plus vivante que je ne l’avais jamais été, mais il avait aussi fait de moi une créature outrageusement attachée à lui. Il m’avait rendue aussi invincible que vulnérable à tous les égards. J’enlevais les gants que je portais, le bonnet qui retenait mes cheveux. Je savais qu’il ne restait aucune trace de mon passage ici, impossible de remonter la piste jusqu’à moi, j’avais appris avec les meilleurs. Le trajet jusque chez moi fut rapide. Lorsqu’enfin j’arrivais devant mon immeuble, ma veste tomba sur le sol, mes clefs sur le meuble. Affalée sur le canapé je fixais mon reflet dans le miroir. Comment se faisait-il qu’une femme construite, forgée entre les mains du plus cruel des bourreaux se retrouve dans la pire des solitudes ? Tout mon univers avait été détruit lorsque j’avais quitté notre domicile. Toute ma force avait été aspirée dans un trou noir qui n’avait laissé derrière lui que le chaos. Trop de choses me manquaient, la maison à l’écart de la ville que nous avions, cette tranquillité ensoleillée qui nous accueillait au réveil dans une nouvelle journée de surprises. Tout promettait d’être si parfait, si parfait et si beau à notre manière, mais il avait tout foutu en l’air. Et ça, c’était quelque chose dont j’aurais dû me douter il y a bien longtemps, dès le début, devrais-je dire.

Le pas fatigué, je me redressais et ôtais mes vêtements un à un, les laissant choir sur les tapis, menant droit à ma salle de bain. L’eau brûlante coula le long de ma peau, à nouveau j’eus l’impression d’être purifiée. Je regardais le sang de Pam’ couler le long de mes bras, disparaître aussi simplement que ça. Je tournais la tête, regardant la Louve ronronnant dans un coin de la salle de bain, installée contre la pile de linge sale. Un sourire éclaira doucement mon visage ; la Louve avait toujours été avec moi, ma protectrice depuis ma plus tendre enfance, révélant en moi cette personnalité cruelle qui m’avait servi de bouclier depuis le début. Repenser à « avant » me glaça. Je revoyais le visage austère de ma mère comme si je l’avais quittée hier. Ses manières glaciales, son air hautain et cette distance qu’elle avait mis entre nous deux ne me touchaient plus, mais cette salope intégrale me donnait toujours envie de lui mettre une monumentale gifle. J’avais réellement une famille de dégénérés, pas franchement étonnant que j’ai tourné aussi mal. Une sorte de tradition familiale à laquelle je semblais m’être tenue malgré toutes ces sales histoires que j’avais endurées. La Louve gronda lorsque je commençais à repenser à mon frère. Pourtant rien n’y fit, la porte se rouvrit devant moi, l’ombre de sa main, de son corps pénétrant dans ma chambre avançait, tel un monstre, un de ces monstres que tous les gamins fuyaient dans leurs foutus jeux vidéo, et ensuite...

La louve claqua ses mâchoires, lâchant une sorte d’aboiement cruel.

Oh, toi, ça va hein ! criai-je en m’enroulant dans ma serviette de bain. Je sortis de la douche, allait enfiler un jogging et un débardeur et retournant dans la pièce qui me servait de chambre à coucher. Si mon ancienne psy m’avait vue en cet instant, je ne doute pas qu’elle m’aurait prescrit deux ou trois médicaments supplémentaires, en vue de modérer les effets de ma maladie. Schizophrénie, c’est ce qu’ils avaient dit, quand j’avais à peu près dix ans. Ils m’avaient toujours dit que la Louve n’existait pas, qu’elle n’était pas réelle, une sorte de pirouette de mon esprit afin de me protéger. Je sais qu’ils avaient raison, mais en fin de compte, je l’aimais bien. C’était vraiment ma protectrice, présente pour moi quand Uriel n’était pas là ; s’effaçant quand il revenait à moi. Pas étonnant que depuis sept mois mes seules réelles relations soient avec un animal qui n’existant pas réellement. Pas étonnant non plus que je sois considérée comme une barge de première par les institutions psychiatriques et hospitalières de la ville. Le côté sombre de ma personnalité, c’était elle, la Louve. Le noir qui avait pris le dessus sur ce qui me restait de doux et gentil de ma vie passée. Le noir qui était désormais partout, partout autour de moi. Je me nourrissais d’elle, et elle se nourrissait de moi. Nous formions le duo parfait.

Allongée sur le lit, je fermai les yeux. Puis, les rouvrit, remplie d’une énergie nouvelle.

Peu importait. J’avais mes propres combats dont je devais m’occuper. Mes propres démons à exorciser.
Et peu importait qui j’avais à mes côtés ou pas pour m’aider à faire mes propres batailles, la guerre pour moi ne faisait que commencer.



Légendes urbaines ?

J’ai ma propre guerre à mener. Les légendes urbaines ont bercé mon adolescence, créé des fantasmes, des histoires. Mais si elles sont réelles, qu’importe. Tant qu’elles ne se mettent pas sur mon chemin, tant qu’elles ne font pas obstacle à ma reconstruction, je n’en ai cure. Je ne veux pas subir ces légendes, je veux les utiliser, dans un seul et unique objectif : vaincre. Si elles existent réellement, qu’elles m’aident à dissimuler les preuves, qu’elles fassent disparaître les cadavres dans mes placards.



Behind The Screen

Vous pouvez m'appeler : avec une voix douce et sensuelle.
Il semblerait que je sois : une femme.
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Dernière édition par Melany Kitts le Dim 30 Sep - 19:45, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Melany Kitts    Dim 30 Sep - 18:48

So first, welcome ! Danse à deux

Pour ta fiche y'a juste des petites fautes par-ci par-là, essaye peut-être de relire pour les corriger. Sinon j'aurais peut-être plus insisté sur l'histoire de la Louve, tu m'as expliqué sur la CB et ceux de Iso peuvent comprendre mais ça restera sans doute flou pour un autre membre. Vois si tu peux faire quelque chose pour ça, histoire qu'un membre qui vienne voir ta fiche sache plus précisément à quel personnage il a à faire. Mais sinon tout le reste est ok ! :)


MORGAN KEITH

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MessageSujet: Re: Melany Kitts    Mar 2 Oct - 14:40

J'adoooooooore ta fiche. O^O Ma melmel na moi! Hâte de re rp avec toi! Vu que momo est arrivé avant je le laisse gérer ta validation.

Bienvenue parmis nouuuuuuuus! Câlin


Avada Kedavra Motherfucker
“I chose bimbos. Bimbos make me happy. Bimbos make me fell alive. Bimbos make me want to pretend to be a better man. My heart belongs to bimbos.”

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MessageSujet: Re: Melany Kitts    Mar 2 Oct - 16:08

Et sur ce je te valide !


MORGAN KEITH

Viper A♠
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