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 INAUGURATION (D'un parterre de capucines ! ) PV

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MessageSujet: INAUGURATION (D'un parterre de capucines ! ) PV   Lun 19 Mar - 16:13

    La jeune femme se releva avec difficulté, elle essuya son front perlant de sueur du revers de la main, et poussa un soupir d'aisance. Il faisait chaud pour le mois, et à plus forte raison puisqu'elle était couverte de la tête aux pieds, travaillant de manière acharnée depuis ce matin. Et le matin bah … il fallait bien se couvrir au risque de passer une semaine alitée à cause d’une sale angine.
    Aaah les risques du métier ! Son père avait beau se moquer régulièrement d’elle et de ses jérémiades habituelles, peu de personnes peuvent s’imaginer à quel point s'occuper des espaces verts n'est pas un boulot de tout repos ; Debout à l’aube (parce que c’est le moment que les plantes préfèrent), les ongles toujours incrustés de terre, la peau sèche à cause du soleil et de la poussière, le buste penché en avant –très contraignant pour le dos- les genoux scotchés au sol, les passants qui vous regardent de travers … A peu de choses près Anaëlle aurait pu dire qu’elle travaillait dans le bâtiment tellement ça en était fatiguant ! Pas facile tous les jours la vie ! Mais après tout c’était sa passion, son dada comme on dit.
    Toute petite déjà elle aimait ça. S’occuper de pauvres petites choses qui ne pouvaient ni parler ni se défendre … *Bon allez sale hippie tu arrêtes de te monter la tête la avec ta verdure, t’es pas là pour sauver le monde non plus ... ! Affligeant !* Fit-elle en se tapant doucement le front. Décidément elle lui en voulait à ce front !
    Un large sourire vint se poser sur son visage alors que son regard était perdu sur son parterre de Capucines. Jolies fleurs. Belles couleurs.
    Peut-être qu’elle sauverait le monde à sa façon ? Pas de Guéguerres de familles, pas de Guerres de clan, encore moins de Guerres Mondiales pour elle, la violence ce n’était pas son truc, mais la Guerre contre la civilisation … Ça c’est autre chose !
    C’était une Guerre perdue d’avance elle le savait parfaitement, mais tout espoir n’était pas mort, elle était persuadée de faire bien, ou au mieux tout du moins.
    La nature allait reprendre ses droits, ça aussi elle le savait, ou elle regardait trop de fictions au choix.
    Elle repensait à son voisin, son brave Voisin Earl. Ce matin encore elle l’avait croisé sur le palier. Il était gentil et lui racontait souvent des histoires à la fois drôles et macabres à souhait. Ce matin par exemple il lui avait raconté avoir vu des murs qui saignaient ou quelque chose dans ce goût-là. Pour lui la ville se suicidait car elle se rendait compte qu’elle était hors-la-loi. En y repensant ça aurait fait un bon film : « La nature se rend compte qu’elle est en train de perdre du terrain, quoi de mieux que de pousser une mégalopole à se suicider pour gagner ? Tout commence à Rosewood, mais ou cela s’arrêtera-t-il ? Un thriller qui vous met à bout de souffle et vous tient en haleine du début à la fin. CinéNews »

« J’ai hâte de lire ça dans le journal moi tient ! »
    Mouai … On va rester sur le ‘trop de fiction’!
    Sacré Earl ! Il était quand même sacrement étrange, un peu dérangé aussi, mais il avait le don pour la mettre de bonne humeur. C’est d’ailleurs pour écouter ses petites histoires qu’Anaëlle avait renoncé à se faire porter pâle plusieurs fois déjà !!

« Bon ! C’est pas le tout mais … Va falloir se remettre au travail aussi »
    Fit-elle en poussant un petit soupir. Elle jeta un petit coup d’œil à l’équipe de bras cassés qu’elle devait se coltiner, ça c’était une réelle épreuve de force de chaque jour selon elle ! En plus elle était incapable de retenir leurs prénoms à tous. Tellement inintéressants, tellement insipides, de vrais paysans ! Des blagues salaces, des rires gras à longueur de journée … Hum … Que du bonheur .. !

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MessageSujet: Re: INAUGURATION (D'un parterre de capucines ! ) PV   Ven 23 Mar - 14:34

Enfin une vraie nuit...ça faisait longtemps qu'il n'avait pas profité de ce genre de petit luxe. Luxe de courte durée puisque la sonnerie de son téléphone portable se mit en tête de l'arracher à son sommeil réparateur. Il n'en avait aucune envie, il estimait avoir assez travaillé pour un moment. C'est vrai quoi...à quoi rimait de risquer sa peau sur chaque contrat ou presque et d'être pour cela payé des sommes exorbitantes s'il n'avait pas le loisir, une fois de temps en temps, de dire aujourd'hui je fais une pause et je dors.

Fort de cette idée il lança un oreiller de son lit sur son portable et la sonnerie se coupa. Il laissa donc un sourire satisfait s'épanouir sur son visage, la victoire de l'homme sur la machine. Il en était à se dire qu'il allait vraiment pouvoir se rendormir, non, pour être exact, il était en train de glisser lentement mais sûrement vers le rêves qu'il venait de quitter quand le téléphone décida opportun de se remettre à sonner.

Une fois


TILITILI TILITILI


Gabriel choisit de faire comme s'il n'avait pas entendu, peut être que le téléphone allait se lasser de lui même après tout et que de l'autre côté du fil l'interlocuteur aller arrêter d'insister. Mais la sonnerie se fit encore entendre.


Deux fois

TILITILI TILITILI


Gabriel souffla excédé et ouvrit un œil en grimaçant sous l'effet qu’eut l'impact de la lumière sur sa rétine encore ensommeillée. Il rabattit rageusement la couverture sur sa tête quand la sonnerie se rappela à son bon souvenir.


Trois fois.

TILITILI TILITILI


« Fils de... »


Il sorti son bras du lit et chercha le téléphone mollement espérant ne réussir à mettre la main dessus qu'une fois que celui-ci aurait enfin cessé d'essayer de le sortir de son lit si moelleux et si chaud. Malheureusement il mit la main dessus et se vit contraint de répondre à son interlocuteur.

Il laissa passé encore deux sonnerie le temps de mettre ses idées en place et ouvrit l'appareil pour répondre de la voix la plus claire possible.



« Forsyth... »


Bien entendu c'était pour du boulot...En même temps il n'y avait que de rare personne qui avait son numéro et la plupart étaient des clients...privilégiés qu'il fallait soigner. Il écouta donc le boniment du commanditaire en silence, une histoire comme d'habitude...Il n'aimait pas ce type gras suintant d'hypocrisie mais il n'y pouvait rien, cet homme faible qui se pensait obligé de raconter une histoire plutôt que de se contenter du lieux, de l'heure et de la cible payait plutôt bien pour que Gabriel effectue ses sales besognes. Aussi n'était il pas en mesure de refuser un contrat de sa part, au risque de perdre un gros client.


« Oui...Dans deux heures oui...Impérativement...très bien...à l'endroit habituel »


Il raccrocha et se tourna sur le dos en soupirant son avant bras lui barrant le visage, restant ainsi sans bouger durant un moment., le temps qu'il se décide à se lever.

Pour la suite il ne sut pas très bien ce qui se passa, il se leva ça il en est sûr, mais que ça soit la douche, l'habillage et tout le reste il fit tout cela au radar, encore embrumé qu'il était d'avoir été réveillé trop tôt à son goût. Il était pourtant parfaitement conscient, parfaitement alerte, mais tout cela n'était que le produit de ses réflexes, de l'habitude...son cerveau était pour le moment encore dans le lit blottit sous la couette.



Il s'éveilla donc dans un taxi, habillé de noir comme à son habitude, les vêtements étaient pour l'occasion un peu différend que ceux des contrats haut de gamme. Un baggy noir en toile de treillis, des chaussures de randonnées souple et noir également un débardeur noir qui moulait son torse et un gilet de gros coton noir sans forme. Sur le cote un sac bandoulière sans forme. Pour parachever la tenue une écharpe noire quelconque. Il ressemblait ainsi à n'importe quel étudiant de master ou de doctorat avec ses cheveux lâchés négligemment.


Le contrat était simple. Il devait simplement tuer un des lieutenants d'un gang quelconque qui passait tout les jours par un square et il devait le faire au milieu des enfants et des promeneurs sans que personne ne s'aperçoive de rien pour bien faire comprendre aux ennemies de son employeur du moment que personne n'était à l’abri de ses représailles. Les contrat d'assassinat n'étaient pas de ceux qu'il préférait, surtout s'il y avait beaucoup de personne à proximité et à plus forte raison quand il ne pouvait pas faire passer ça pour un accident.



Il paya le taxi et se retrouva devant le square, il pénétra à l'intérieur, et se posa sur un banc, immobile, faisant mine de lire un livre, en profitant pour surveiller les alentours, ainsi que le postérieur de la jeune femme devant lui occupée à installer un par terre de fleur colorées. Il en était à se demander ce qu'il y avait sous cette tenue de travail (on a bien le droit de se distraire hein) quand son homme approcha tranquillement sans se méfier le moins du monde. Pourquoi l'aurait il fait ? Qui irait agresser un homme qui marchait dans un parc alors qu'il y avait une bonne dizaine de personne autour de lui ? La réponse était toute simple...Personne de normal. Manque de pot pour lui...Gabriel n'était pas une personne normale loin de là aussi.

Ce dernier fit mine de ranger son livre dans son sac et au moment ou l'homme passait devant lui , au moment ou il pu apercevoir les motifs de son costume bon marché, qu'il pu sentir son after shave dont il avait abusé et voir sa nuque luire doucement de la transpiration que lui causait son accoutrement...Gabriel se leva d'un bon sortant son Mk23 équipé de son silencieux et lui colla une balle dans la tempes tandis qu'il le faisait basculer dans l'épaisse haie par dessus le banc.

Le TUMPK du silencieux se fit entendre, audible malgré tout et avant que quiconque ai dans l'idée de regarder de son côté Gabriel avait fini de faire disparaître l'homme dans la haie et avait rangé son arme dans son sac.

Cela fait il tira violemment sur la sangle de son sac au point de défaire la couture préalablement fragilisé et de lever vers la jeune femme un visage à l'air contrit en lâchant un sonore


« Ah mince encore cassée »

Tandis que son sac reposé à ses pieds. Ainsi on pourrai croire que le bruit était celui du sac ayant heurté le sol. Cassant dans sa chute, une règle, une boite à crayon...qu'importe. Profitant de cela, il en profita et lança à la demoiselle un petit

« heum excusez moi ? »

faussement gêné.
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MessageSujet: Re: INAUGURATION (D'un parterre de capucines ! ) PV   Ven 23 Mar - 16:16

    C’est un bruit étrange qui tira Anaëlle de ses pensées. Il lui fallut quand même quelques secondes pour émerger et se rendre compte que ce n’était pas là une simple hallucination subconsciente qui chercherait simplement à la détourner de toutes ces pensées négatives.
    Dire (ou penser au final ça en revenait au même) des horreurs de ses collègues c’est maaaal ! « Il faut avoir l’esprit ouvert et être compréhensives si tu ne veux pas te faire bouffer par le premier beau-parleur, et manipulateur venu ! »
    *Ah oui ! Merci du conseil grand-mère, mais alors cesse de dire qu’il ne faut avoir aucune pitié enfin ! Aucune et jamais !*


« Ah mince encore cassée. »

    Ah oui c’est vrai elle était censée sortir de ses pensées la chère demoiselle !
    Pour le coup c’était gagné puisque le corps d’Anaëlle n’écoutant que son instinct de survie (hypra développé pour ceux qui se le demanderaient) se retourna précipitamment vers cette voix qui venait de la déranger. Enfin déranger …

    Ca y est enfin l’esprit suivait ! Elle venait de se rendre compte qu’il y avait quelqu’un à côté d’elle. Elle détailla rapidement l’inconnu. Ses yeux passèrent des cheveux mi- longs tombant sur ses épaules puisqu’ils n’étaient pas attachés à l’espèce de sac à patate qui lui servait de vêtements. Une masse noire totalement informe, on aurait dit une ombre.
    Quoi ? Mais non voyons ce n’est pas un sourire condescendant qu’elle affichait notre jeune styliste en herbe ! (Haha la blague ! Herbe, Fleurs … Vous voyez ? )
    Et puis qui était-elle pour se permettre de critiquer, elle la souillonne avec ses gants de jardinage à la main qui tombaient mollement le long de sa jambe, ces gants marronnâtes pleins de terre séchée (ou non d’ailleurs).

    Elle finit par aviser le sac aux pieds de l’homme, et la longue lanière qui serpentait dessus.

    Le ‘encore cassée’ proviendrait il de là ?

    Hum … Pas impossible !



    Il prononça un « heum excusez-moi ? » un peu gêné, ce qui contrit la jeune femme à s’intéresser de nouveau à sa personne et non plus à ce sac étalé mollement par terre. Dommage il était fort intéressant ce sac et avait une conversation des plus distinguées !

    Elle mit un petit temps et lui sourit franchement cette fois ci. Pourquoi se permettrait-elle de juger alors qu’elle-même n’était pas des plus reluisantes ? Elle jeta un regard en direction de ses collègues tous agglutinés autour d’on ne sait quoi et qui faisaient surement encore semblant de travailler, puis reporta son attention sur lui à nouveau. Au final peut-être était-il simplement un envoyé du bon Dieu, s’ils la voyaient avec un homme peut-être qu’ils arrêteraient tous de l’asticoter ? *Prions tous mes frères* Quel dur métier pour une femme !
    Ou peut-être le prendraient ils pour son père. Quel âge avait-il ? 20 ans ? 30 ? 50 ? Elle n’en savait rien, la divination ce n’était pas son fort, et entre 20 et 50 ça nous donne quand même une sacrée fourchette ! Plus vieux qu’elle en tout cas, mais ce n’était peut-être que l’espèce de présence, prestance qu’il avait qui donnait cet effet un rien prétentieux.


« Quel âge as-tu? »

    Lui demanda t-elle subitement. Elle s’en mordit d’ailleurs les doigts à la seconde suivante. *Tu peux pas commencer par un salut et un vous comme tout le monde non ? Pauvre tarée !*

    Je vous l’accord il devait y avoir deux ou trois personnes de trop dans ce corps, mais c’est un problème qu’il faudrait régler plus tard.
    Elle baissa les yeux, les levas, ils essayèrent de s’échapper par la droite mais le nerf ne paraissait pas décidé à céder du terrain pour la fuite. Anaëlle en fut réduite à devoir rougir et taper ses gants contre sa jambe (en envoyant au passage des petits morceaux de terre séchés aux alentours), et essayer de bredouiller quelques mots en espérant qu’il n’ait cru entendre qu’un éternuement un peu bizarre !


« Euh … Je … Pard… En fait … »

    Soupir.

    Sourire gene (un vrai pour elle)

    Re-soupir.

    Re-sourire. Du sourire qu’on donne uniquement quand une idée de génie vient de vous frapper subitement. Allez on efface tout et on retourne au passage « blablabla Cassée blablabla Excusez-moi blablabla »


« Oooh mais to… VOTRE ! »

    On ne crache pas sur le gentil monsieur, il n’as rien demandé lui, on sourit et on fait coucou les pti gars!


« …Sac est cassé! Mais c’est pas un problème ça ! »

    Anaëlle entreprit de fouiller vivement dans chacune des poches qu’elle avait, elle aurait bien quelque chose pour lui rafistoler ça rapidement !
    Elle sorti tour à tour une poignée de petits cailloux, un sécateur, des brindilles de bois, un crayon, un petit livre, des graines, quelques fleur séchées, un briquet, son portable, elle hésita quelques secondes en sortant un morceau de fil de fer *Saluuut Marry Poppins !* Et finit par trouver une pelote de nœud faite en fil de nylon ou quelque chose dans le genre. En tout cas c’était solide et transparent !


« Dommage que ca ne prenne que deux minutes à faire, à peu de chose près tu m’au… Enfin j’aurais été sauvée ! »

    Babilla-t-elle joyeusement tout en attrapant son sac resté au sol.
    Affaires personnelles ? C’est un peu comme le vouvoiement : elle ne connaissait pas ! La jeune femme entreprit donc de nouer approximativement les deux extrémités avec sa bobine de nœud avant qu’il ne puisse réagir.
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MessageSujet: Re: INAUGURATION (D'un parterre de capucines ! ) PV   Sam 24 Mar - 11:14

La jeune fille se retourna après ce qui lui sembla être une êternité. Ou bien elle était vraiment lente, ou bien elle était alors absorbée dans ses pensées. Il préféra ne pas faire de supposition, même si pour la suite de l'entretient, oui parce qu'il avait attiré son attention, il y aurait forcément une suite, il espérait qu'elle était juste perdue dans quelques mondes intérieur et qu'elle avait mis un peu de temps à en revenir.

Alors qu'elle était en train de le jauger du regard, que dis-je, de l'analyser en train d'essayer de deviner quelques informations qui étaient sans doute hors de sa portée, Gabriel se demanda s'il avait bien fait d'engager la conversation...Après tout, il aurait put juste laisser tomber son sac et le ramasser en faisant mine de partir, elle ne l'aurait jamais vu que de dos et au cas où aurait été bien en peine de donner un quelconque signalement si jamais on lui demandait. Aussi, sur le moment,il était en train de se dire qu'il avait peut-être fait une erreur. Encore que...

Il avait remarqué le soin tout particulier qu'elle avait attaché à son par terre de ...euh...de fleurs...(Gabriel et les fleurs...mais après tout à ton besoin de savoir différencier un glaïeul d'une orchidée pour tuer quelqu'un de sang froid? Doit on savoir comment effectuer une bouture en hiver pour conclure des deals de plusieurs millions? Pas à sa connaissance.)et d'un côté il avait peur qu'un instant d'attention à la haie derrière le banc lui donne envie d'aller inspecter cet étrange affaissement dans l'agencement de celle ci, inspection qui avait 98% de chance de se solder par la découverte d'un cadavre avec un joli trou dans la caboche. De là à ce qu'elle fasse le rapprochement avec l'étrange bruit et l'homme énigmatique qui s'était empressé de partir juste après...Pour peu qu'elle lise des romans policier ou ce genre de bêtises et il pouvait potentiellement se retrouver dans une situation légèrement embarassante. Aussi préférait il ne pas prendre de risque et aller de lui même parler à la jeune fille. Peut-être lui laisserait il un vague souvenir...Mais en tout cas il pouvait détourner son attention, l'amener à s'occuper d'autre chose et mieux encore décider maintenant si elle était ou non une menace et s'il devait, ou non, la supprimer. Peut-être pas ici bien sur...Mais plus tard quand elle rentrerait chez elle et qu'elle ne s'attendrait pas à sentir le contact froid d'un silencieux au creux de sa nuque.

Un mince sourire s'étendit sur ses lèvres, il se repris aussitôt. Etait il vraiment en train de jubiler à l'idée de tuer une jeune fille innocente et cela en toute impunité?! Mais qu'était il? Etait il un contractor? (et un des meilleurs sur le marché, un peu d'orgueuil ne nuis pas) ou était il un psychopathe de bas étage? La réponse était évidente, mais à force d'évoluer dans un monde invisible au commun des mortels qui pour la plupart ne soupçonnaient même pas son existence et être ammené à faire des choses que d'aucun qualifieraient d'extraordinaire ou qui enverrait monsieur et madame tout le monde en prison sans passer par la case départ, alors que lui c'était simplement...sa vie! Cela donnait parfois un étrange sentiment d'invicibilité et d'impunnité totale.

Bref, il ne fallait pas commencer à se distraire en imaginant comment supprimer les gens qui pouvaient se trouver autours de lui c'était assez malsain comme manière de faire...Un peu comme repérer les postes de tir en arrivant quelque part.

Un sur la corniche à gauche, un derrière la bute de terre à 300m et un au 5ème étage du batiment en face à environs 75m.

Assez malsain disions nous...Encore que dans ce cas là c'était plus de l'expérience et du professionnalisme qu'un véritable signe de démence.Bref, il devait quand même faire attention à ce qu'elle pouvait lui dire. Être perdu dans ses pensées c'est bien joli, encore faut il essayer de ne pas passer pour un débile en forcant votre interlocuteur à répéter 50 fois la même chose parce que vous n'êtes pas capable de vous focaliser plus de trois secondes sur quelqu'un qui parle. Ce qui serait équivalent à dire " hey salut j'ai le QI d'une huitre!"

"Quel âge a-tu?"

Genre...comme ça quoi...de but en blanc...Bonjour? Oui que puis je pour vous? Elle ne connaissait pas? Enfin quoi c'était étrange, il l'interpellait et elle le regardait avec ses grands yeux de poupée pour lui sortir dans son accoutrement ridicule et même un peu trop grand pour elle, quel âge as-tu, c'était un truc de mômes de réagir comme ça non? Il n'en était pas sûr...il n'avait plus vu d'enfant depuis longtemps, il étaient plutôt rares dans son monde. Bref,il se rendait compte maintenant que ce qu'elle devait être en train d'essayer d'estimer quand il en avait la remarque cela devait sans doute être son âge. En un sens il était rassuré, elle lui paraissait soudainement plus stupide que menacante, c'est pourquoi il pensait même à lui répondre quand elle se confondit soudainement en excuse. Visiblement elle avait quand même un petit rien de sens commun pour savoir qu'aborder ainsi un inconnu et lui poser abruptement des questions ne se faisait pas tellement .Enfin...dès qu'on avait dépassé les sept ans bien sur...

Visiblement elle était mal à l'aise, elle n'arrivait d'ailleurs pas à garder son regard en place. D'ailleurs elle était en train de rougir, comme une gamine qu'on aurait pris en train de faire une bêtise...Qu'importe l'âge qu'elle devait avoir, elle ne pouvait pas être bien vieille. Son attittude était telle qu'un sourire d'amusement nacquit sur le visage de Gabriel tandis qu'il la regarder se débattre et même s'embourber dans ses excuses . Il était en train de lui sourire doucement, presque tendrement tant il la trouvait touchante à essayer de redresser la situation alors qu'ell se pensait en faute. Si elle avait pris le temps de regarder son visage elle se serait sans doute rendue compte qu'elle n'avait pas à paniquer de la sorte et qu'elle pouvait respirer un grand coup et se détendre,il n'allait pas la manger après tout. Mais elle semblait en état de stress et ses yeux dansaient d'un point à un autres sans vraiment se fixer...Jusqu'à ce qu'ils tombent sur son sac.

Il n'eu pas le temps d'esquisser un seul geste qu'elle s'en était déjà emparé et quelle était en train de lui faire une réparation éclair avec les moyens du bord.
Intérieurment Gabriel se félicitait d'avoir un minimum rembourré son sac pour que, bien que le saisissant à bras le corps, elle ne sente pas trop les contours anguleux de son arme. Il blêmit tout de même un peu, si elle se prennait de la fantaisie de l'ouvrir il allait être très mal...Devait il être fatigué pour prendre tout ses risques inconsidérés?

Il la laissa faire son noeud avant de dire tout de go.

"35 ans"

C'était son âge, il n'avait pas encore répondu après tout et il espérait que ça suffirait à lui faire oublier son sac.

"Et vous jeune fille?"
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MessageSujet: Re: INAUGURATION (D'un parterre de capucines ! ) PV   Sam 24 Mar - 12:30

    Anaëlle s’acharnait sur le nœud qu’elle était en train de faire en essayant de ne pas avoir l’air de trop galérer, malgré la triste réalité des choses. Le fil lui sciait les doigts, mais elle n’y faisait pas attention le moins du monde, n’oubliez pas qu’elle essayait de paraître détachée (humhum…)

    Dé-ta-chée !

    Alors qu’elle venait de finir et s’apprêtait à lui rendre son sac il lui répondit subitement à la première question qu’elle lui avait posée, la seule à vrai dire puisqu’ensuite elle n’avait fait qu’essayer de garder contenance, et de ne pas s’effondrer en larme à ses pieds et se rependre en excuses, en bavant sur les chaussures de randonnée qu’il avait aux pieds.
    Peut-être qu’il ne le prendrait pas très bien en plus, qui sait ça se trouve en plus d’être sapé comme un sac, qui pouvait dire avec assurance qu’il ne chérissait pas sa tenue.
    La tenue préférée de sa femme qui lui permettait ainsi de s’assurer que personne ne se retourne sur le passage de son beau et brave mari !
    Elle l’imaginait bien sortir un flingue de sous son pull et lui tirer une balle en plein milieu de la tête, le sang exploserait et éclabousserait les alentours, les passants se mettraient à hurler et à courir en tous sens, lui profiterait de la cohue pour s’enfuir et son meurtre ne serait jamais résolu, triste fin de carrière. Enfin pour le coup de sang il s’en sortirait bien mal puisque ses chaussures ne seraient pas en meilleur état avec de la cervelle éparpillée dessus, ainsi que sur son pull, son pantalon …
    Bref.
    Il lui avait dit avoir 35 ans. Youpiiii ! Elle avait trouvé la bonne fourchette ! Bon même si au final elle n’avait pas trop de chances de se tromper ou alors il fallait vraiment qu’elle soit stupide !
    Et non ! Bien que certains le pensent avec force elle n’était pas stupide juste tête en l’air et irréfléchie, mais en même temps elle se sentait bien comme ça, réfléchir sans arrêt à ce qu’elle doit dire pour ne pas vexer, ou pour ne pas qu’on la prenne pour ceci ou cela n’était pas son fort, pour rester correcte je ne dirais pas que ça la fait franchement ch*er !
    Stop ! Arrêtez de juger sur les apparences, de vous habiller, arrêtez de vous coiffer, REVOLUTIIIION !


« Et vous jeune fille ? »

    La jeune fille resta interdite. La jeune fille tendit les bras afin qu’il reprenne son sac, car la jeune fille avait déjà failli le lâcher quand le VIEIL HOMME avait enfin consentit à ouvrir la bouche et lui faire entendre sa voix, alors là ça en était trop pour elle.
    Il n’aurait pas pu tout simplement lui demander pourquoi il aurait pu la sauver si son sac avait été plus cassé, éventré, déchiqueté ? C’était une question facile, qui donnerait donc une réponse facile ! Quoi que … Enfin en tout cas elle aurait trouvé ça moins bizarre et beaucoup plus logique !
    Et puis pourquoi lui demandait-il son âge au juste ? Et puis ce ‘jeune fille’ … Pour qui se prenait-il ? Ce n’est pas parce qu’il avait presque 10 ans de plus, et en face de lui quelqu’un qui parlait sans réfléchir aux énormités qu’elle pourrait sortir qu’il était obligé de la traiter comme si elle était un être inférieur ! Un ‘demoiselle’, ou quelque chose du genre aurait suffi, et ne l’aurait pas énervée (ou vexée au choix)
    Elle failli ouvrir la bouche pour lui répondre quand même – parce que au final ce n’était pas plus mal que retourner à son petit quotidien, mais se reprit très vite ;
    Pourquoi lui demandait-il son âge ? Ça ne se faisait pas ! Dixit celle qui venait d’en faire de même alors qu’il lui avait juste lancé un « excusez-moi » gêné. Pourquoi était-il gêné d’ailleurs ? Elle ne le saurait surement jamais de toute façon puisque le moment était passé, et qu’elle ne reviendrait pas là-dessus !
    Y’as plus le groove !


« Demander l’âge d’une fille aussi jeune soit-elle ne se fait pas tu sais, en tout cas pas pour commencer une conversation ! »

    Fit-elle d’un ton qui se voulait léger.
    Oui bon je vous l’accorde c’est un peu l’hôpital qui se fout de la charité cette remarque, mais bien qu’elle ne soit pas des plus introverties ou quoi que ce soit dans le genre, elle n’avait aucunement envie de lui donner son âge même demandé de la façon la plus gentille qui puisse exister.
    Elle aurait presque préféré qu’il lui demande son numéro de carte bleue, peut-être l’aurait-elle donné ? (haha)


« Mais j’ai 26 ans »

    Lui dit-elle quasiment aussitôt.
    Non elle ne voulait pas le dire, mais que voulez-vous, Anaëlle était bien trop polie pour refuser de répondre à une question directe posée par un ancien, aaah le pouvoir de la vieillesse !
    A vos ordres maîîîîîîtree !
    Bon il ne fallait peut être pas aller jusque-là non plus, et on évitera aussi la révérence d’ailleurs. Mais alors qu'il ne lui demande pas son numéro de carte bancaires, elle en avait dit beaucoup trop déjà.
    S’il continuait à lui poser des questions indiscrètes comme celle-ci elle devrait être obligée de le tuer, ce qui est dommage puisqu’elle n’en avait ni l’envie ni la force. N’oublions pas que la guerre ce n’était pas son fort !
    Bon trêve de bavardage, Anaëlle avait faim, c’est normal me diriez-vous il est dix heures ! Ce qu’il y a de bien quand on bosse pour la mairie c’est que personne ne s’attend réellement à vous voir bosser, donc personne ne se plaindrait du fait qu’elle soit en train de glander, et tout le monde s’étonnerait qu’elle ne soit pas en train de boire une bière en fumant un cigare. Haaan le clichéééé !


« Bon puisque tu m’as interrompue dans mon travail acharné, à présent tu te dois de m’accompagner dans ma pause. J’espère que tu n’es pas pressé, et je te préviens je n’accepterais aucun refus ! »

    Fit elle en sortant une sucette (goût cerise, les meilleures !) d’une de ses nombreuses poches, sans avoir à les vider comme pour trouver son fil qui plus est, n’est-ce pas merveilleux ?

    Elle se dirigea vers le banc qu’elle avait repéré en arrivant, juste derrière eux sans attendre son avis.


« Tu le veux ? »

    Fit-elle en agitant un carambar dans son dos. Comme une légère impression d’essayer d’attirer un âne avec une carotte la !

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MessageSujet: Re: INAUGURATION (D'un parterre de capucines ! ) PV   Sam 24 Mar - 13:21

Cette jeune fille était étrange, plus qu'étrange même, elle lui paraissait incompréhensible, elle parlait,parlait, parlait, se taisait, se remettait à parler mais d'autre chose et puis elle semblait se perdre dans ses pensées pour revenir. On avait l'impression que son esprit était une mer en furie et que les idées fusaient comme les vagues en s'écrasant violemment sur les bords de sa conscience, et quand l'une des vagues montait assez haut pour passer cette conscience elle se retrouvait exprimée sous forme de mot. Il ne pouvait pas en être sur bien sur, c'était juste l'appréciation qu'il venait de s'en faire en quoi...deux...trois minutes? Pas plus, mais il avait dans l'idée que même si ça n'était pas exactement ça ce qu'il se passait dans la tête de la jeune fille devait être malgré tout assez intense.

A contrario l'esprit de Gabriel était comme un étang calme et immobile, les idées étaient des feuilles déposées sur la surface du lac par le souffle de vent de ses émotions. Elles se posaient là, ridant la surface de l'eau le temps qu'elle prenne du poid et ne finisse par couler au fur et à mesure qu'elles devenaient tangible jusqu'au fond du lac...sa conscience.

Rien que ce genre de considération montrait assez facilement que notre homme était assez zen dans sa tête. C'était vrai. Il était assez peu en proie aux émotions, il lui arrivait de pester, d'être heureux et autres bien sur comme tout le monde il n'était pas totalement insensible, mais il y avait chez lui un espece de détachement, une plénitude extrême qui pensait être liée à ce qu'il faisait. A s'avoir tuer des gens. Son domaine de compétence ne se limitait pas vraiment à ça bien sûr...Mais c'était une grande composante de sa spécialité, il fallait savoir prendre une vie sans hésiter un seul instant. C'était ce que beaucoup de jeune gens qui s'improvisaient tueur à gage ne comprennaient pas. Ils pensaient que tuer quelqu'un c'était simplement appuyer sur un bouton comme dans les films ou les jeux videos, s'amusaient à sortir des blagues du style : " Qu'est ce qu'on ressent en premier quand on tire sur quelqu'un? Le recul de l'arme HARF HARF HARF". Seulement une fois qu'il était en face de leur cible, qu'elle était là dans la mire de leur fusil à lunette,ou encore à genoux devant eux implorante, tous et toutes se retrouvaient rattrapés à un moment ou à un autre par le poid de l'acte. Le pouvoir de vie ou de mort...un pouvoir bien trop grand pour être supportés par bon nombre d'humain une fois qu'ils se retrouvaient avec entre les mains. Il connaissait se sentiment de vertige il n'avait pas été exempt de cela, se retrouver a regarder sa cible avant de tirer et se rendre compte que d'un simple mouvement de doigt...Elle ne sera bientôt plus qu'un tas de viande inerte.

C'était à la fois grisant et terriblement effrayant, surtout quand on savait qu'il fallait mobiliser 43 muscles pour froncer les sourcils, 17 pour sourire mais seulement trois pour presser une gachette. Se dire que tout ce qui sépare un homme de la mort est une pression de trois muscles est sur le moment assez perturbant.

Bien sur ce n'est pas aussi difficile pour tout le monde c'est sur. Certaine personne deviennent tueur à gage par la force des choses, dans une situation où elles n'ont pas le choix, c'est ça ou mourir. Quand on peut se dire, c'est moi ou lui...La question philosophique du droit de vie ou de mort sur autruie ne pese pas très lourd, on sait simplement qu'on a pas envie de mourir, alors on fait feu c'est tout. Gabriel aurait aimé avoir cette chance...

Pendant que la jeune fille était en train de lui parler...de quoi déjà? Il ne savait pas très bien il ne l'écoutait pas tellement en fait, il était absorbé par ses pensées, mais ça bien sur elle ne pouvait pas s'en rendre compte, son visage avait gardé la même expression. Son regard n'avait pas changé. C'était une petite capacité qu'il avait développé a force d'années de pratique en se rendant compte que d'avoir en face de soi un homme dont les pensées sont totalement muettes cachées sous l'immobilisme de sa physionomie était fortement déroutant et qu'en cas d'action rapide cela pouvait aussi vous donner la seconde qui décidera de qui s'en sortira.

Bref, il était en train de se demander lui de son côté comment la jeune fille qui s'appellait...Elle ne savait pas quel était son nom, d'ailleurs il lui semblait bien qu'elle n'avait pas pris la peine de se présenter. Bof, ce n'était pas comme si elle semblait à cheval sur le savoir vivre...Lui non plus remarquez dans une certaine mesure.

Il allait lui demander son nom...Ainsi il pourrait savoir comment mademoiselle X réagirait si elle devait tuer quelqu'un...Est ce qu'elle se mettrait a pleurer et ne pourrer pas le faire? Ou alors est ce que ce petit corps frêle cachait une plus grande force qu'il n'y paraissait de prime abord?

Il se secoua un peu histoire de voir de quoi elle lui parlait maintenant, il avait vaguement entendu qu'elle avait 26 ans tout ça tout ça...et maintenant elle lui proposait de prendre une pause avec elle puisqu'il l'avait interrompue durant son travail, selon elle, il n'avait pas le droit de refuser l'invitation. C'était vrai, cela aurait été assez malpoli de sa part tout de même. Seul problème...Derrière le banc le plus proche, il y avait un cadavre...mauvais...aussi Gabriel dut il tenter quelque chos
e.

"On m'a toujours dis de ne pas accepter de bonbon d'une inconnue, aussi jolie soit-elle...Même en bleu de travail" Ajouta t-il avec un clin d'oeil.

Il tourna la tête, il y avait non loin de là une gargotte qui proposait de la glace, juste à côté de l'endroit où visiblement les collègues de la jeune fille était en train de...rien faire...


"Mais je peux te payer une glace si tu veux"
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MessageSujet: Re: INAUGURATION (D'un parterre de capucines ! ) PV   Sam 24 Mar - 18:06

    Anaëlle se stoppa lorsqu’il lui refusa son carambar. Il avait osé, il avait osé refuser son carambar ! Quelle honte ! C’était quoi ces manières ? D’abord il l’empêchait de travailler correctement, il lui faisait gaspiller son fil et maintenant il lui refusait son carambar.
    Et ce n’est pas parce qu’il avait dit qu’elle était jolie qu’il s’en sortirait comme ça non mais dit donc !

    MOOONSTRE !

    Bon ce n’est pas non plus comme si elle s’attendait à ce qu’il lui courre après comme un chien après un os, après tout il ne lui devait rien du tout !
    Remarque ça aurait pu être assez drôle, elle s’imaginait bien partir en footing autour du square avec lui qui la suivrait en hurlant à bout de souffle. Mon carambaaaar, donne-moi mon carambaaaar !


« Non mais tu sais je ne vais pas te proposer de monter dans mon camion, il est déjà plein, et puis je pense que tu pourrais te défendre même si c’était le cas ! »

    Oui bon ça pouvait paraître dégueulasse comme ça mais comment dire c’est … euh … C’était juste pour le rassurer voilà tout !
    C’est vrai quoi il faut les rassurer ces braves gens qui vous croient toujours pleins de mauvaises intentions. Est-ce la société qui nous rend égoïstes et manipulateur ou juste les médias qui nous poussent à y croire ?
    Vous avez deux heures !

    Quoi qu’il en soit Anaëlle avait du mal à s’imaginer en pédophile essayant d’attirer des petits vieux dans sa camionnette aux vitres teintée. Enfin gérontophile serait-il plus exact ? Disons violeuse en puissance ! « Oui monsieur le juge j’ai en effet proposé un carambar à monsieur … » Monsieur qui d’ailleurs ? C’était étrange, elle ne connaissait même pas son nom à cet homme et pourtant elle discutait avec lui de manière tout à fait normale. Enfin il faut dire qu’elle n’en était pas à son premier cas, la semaine dernière déjà elle avait été prise par son père à faire la bise au plombier assis sur son canapé, pensant que c’était là l’un de ses amis. « … Mais je vous jure mes intentions étaient tout à fait honorables ! »

    Crise de larmes.

    Supplications.

    Bave.

    Décidément, elle finirait vraiment par baver sur quelqu’un avant la fin de la journée tellement elle y pensait ! Ça serait quand même moche mais tout à fait normal puisqu’il est entendu que l’esprit domine la matière.

    Il lui proposa une glace, ou plutôt de lui payer une glace, ça aurait été avec plaisir, l’idée lui plaisait même bien sauf que … pour cela il faudrait retourner vers les troupes, et cette idée ne l’emballait pas au plus haut point, retourner au front, et périr au combat, enfin en tout cas se faire enrôler et repartir pour des terres inconnues … Réflexion faite ça ne la tentait pas, mais alors pas du tout ! Pas très aventurière la demoiselle.


« Euh … J’ai pas si faim que ça tu sais, je veux dire c’est pas comme si mon ventre était en train de crier famine. Tu sais il est pas en train de me supplier genre ‘ donne-moi à mangeeer !’ »

    Fit-elle en gigotant ses mains devant son ventre tentant de le faire parler. Ridicule à souhait !
    Bon peut-être essayait-elle de détourner un peu son attention, mais elle avait ses raisons.


« Et surtout pas là-bas »

    Continua-t-elle tout bas, juste pour elle, car ça il n’avait pas besoin de le savoir, mais elle, elle avait besoin de le dire.
    Juste histoire de s’en assurer, ça aussi ça lui arrivait souvent ; Dire quelque chose, et au final une fois l’idée formulée à voix haute se rendre compte que ce n’était pas du tout ça. Non pas qu’elle soit stupide, mais c’est prouvé scientifiquement, formuler à voix haute ce que l’on pense aide à organiser ses idées de manières plus rationnelle et logique. Oui bon ce n’est pas parce que c’est la science qui le dit qu’au final vous avez l’air moins … hum … débile profond semble être le mot exact.


« Non et puis je ne peux décemment pas accepter qu’un inconnu dont je n’ai même pas le prénom, le nom et le numéro de sécurité sociale m’offre quelque chose, même une simple petite glace ! »

    Fit-elle en souriant largement.
    Nooon ce n’était pas une manière détournée pour savoir à qui elle avait à faire. Et même si ça l’était il ne s’en rendrait jamais compte puisque je ne sais pas vous, mais personnellement je n’ai jamais vu de manière plus subtile de faire.
    Répondrait-il à la question ? La jeune femme n’en doutait pas une seule

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MessageSujet: Re: INAUGURATION (D'un parterre de capucines ! ) PV   Sam 24 Mar - 20:36

Ainsi donc elle ne tenait pas tant que cela à l'attirer dans son camion pour lui faire des choses sales et dégradantes qu'elle filmerait avec son téléphone pour le faire chanter et lui extorquer de l'argent et des nuits de déviance sans limite? C'était déjà ça, on ne rencontrait que trop peu de personne comme elle. Des personnes qui vous proposaient des bonbons sans vouloir vous attirer dans un piège horrible.

Elle le regardait quand même un peu bizarrement ce que ne pouvait s'empêcher de remarquer Gabriel. Le regard de cette jeune fille était assez étrange, on pouvait s'y perdre, non pas a cause de leur beauté, non pas qu'ils ne soient beau, au contraire, mais plus que cela c'était la profondeur de ceux ci qui avait quelque chose de captivant. Encore une fois il se demanda à quoi elle pouvait bien penser, car à n'en pas douter cela devait carburer sec là dedans mais de quoi il était question dans les abysses insondables des méandres de sa psyché...Le savait-elle, elle même...



Elle repoussa son invitation à un glace, payée qui plus est, c'était là une étrange jeune fille, il ne se pensait pas si repoussant que cela, et peu de monde refusaient comme ça une invitation à de la nourriture, surtout si celui qui invitait était un tant soit peu regardable, entendons par là, qu'on pouvait poser les yeux sur lui sans vomir quoi...Etrange, il n'arrivait pas à expliquer ce soudain refus puisque l'instant d'avant la tête qu'elle faisait laisser entendre que l'idée était plus que tentante.

Il y avait un instant de cela, il se disait que cette jeune fille sortait tout ce qui lui passait par la tête, ou a peu près...Il venait d'en avoir la confirmation de par sa réaction, elle venait d'ajouter elle même qu'elle ne voulait surtout pas aller là bas, et cela en coulant un regard assez équivoque vers le reste de l'équipe de travailleur. Devait il comprendre que quelque chose clochait? Sans aucun doute puisque c'était évident après tout, il n'avait pas pour autant envie, il fallait être honnête, de se mêler des problèmes de la jeune fille...Mais quand même, il avait des scrupules à lui répondre simplement genre : "aaaaah va te faire foutre" et se barrer. Ce n'était pas quelque chose qui se faisait et il trouvait cette jeune personne attachante...Enfin dans la mesure du raisonnable, il n'allait pas passer sa vie avec c'est sur...Mais bon, elle avait engagée la conversation et celle-ci il fallait bien le reconnaître n'étais pas désagréable. Elle était marrante même.
Etait ce donc du fait du charme de la jeune fille ou simplement que l'ayant dérangé il se sentait redevable de quelque chose vis-à-vis d'elle, il n'avait pas envie de la laisser comme ça sans...sans aide? Peut-être. Mais en tout cas il se sentait presque coupable de lui avoir proposé une glace, après tout, elle avait l'air d'en avoir envie mais avec les autres à côté...bref...Il se contenta de demander, histoire d'être sur.



"Dur de bosser avec un groupe de mec?"


Il ne se moquait pas, il avait un air tout a fait sincèrement concerné sur le visage, comme s'il attendait vraiment une réponse (d'ailleurs il attendait vraiment une réponse, mais bon, en gros, la réponse qui plus est l'interessait vraiment ce n'était pas seulement de la politesse.) Cela dit, il fixa un peu le groupe de collègue qui semblait si..."estimé

Aussitôt elle lui dit que de toute façon elle ne pouvait accepter une glace venant de quelqu'un qu'elle ne connaissait même pas de nom...Parce que prendre son carambar ce n'était pas la même chose peut-être? Bref, il n'allait pas la torturer plus que de raison.


"Forsyth, je m'appel Gabriel Forsyth, j'habite au Nord de la ville dans un grand immeuble et je ne suis pas affilié à la sécurité sociale.

-Tu veux aussi mon numéro de carte de crédit ou je peux te faire remarquer que proposer un bonbon à quelqu'un qui ne te connait même pas de nom est assez similaire au fait de proposer une glace à une charmante jeune fille devant un par terre de capucine."
Ajouta t-il dans un sourire.
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MessageSujet: Re: INAUGURATION (D'un parterre de capucines ! ) PV   Sam 24 Mar - 22:01

« Non ! »

    Répondit-elle sèchement. Alors oui bon elle y avait fait allusion déjà plus d’une fois, mais comme expliqué précédemment, c’était juste histoire de s’en rendre compte, même si ça lui aurait peut-être fait du bien, en aucun cas Anaëlle ne comptait discuter de ses états d’âme avec un étranger, qui n’était pas payé pour le faire et en garder le secret qui plus est. Puisque même si elle avait tendance à toujours en dire trop, trop vite à tout le monde, dévoiler sa vie au premier venu n’était pas son genre. Ce n’était pas de la fierté, juste de la pudeur ou de la timidité appelez-le comme vous voulez. Et puis se faire juger consciemment elle n’aimait pas ça.
    Oh bien sûr, comme je l’ai déjà dit, elle savait que chacun était jugé sur son apparence dès le premier coup d’œil, mais au moins lorsqu’il s’agissait de cela, elle savait que peu importe ce qu’ils diraient ou penseraient, ça ne reflétait en rien la vérité.
    Par contre si elle parlait, se montrait là … c’était une autre histoire.
    D’ailleurs elle ne comprenait pas vraiment que lui-même lui parle, puisque au final elle n’avait l’air de rien en tenue de travail, et ne faisait que sortir énormité après énormité depuis qu’elle avait relevé la tête vers lui.
    C’était à n’y rien comprendre, peut-être qu’il avait tout simplement beaucoup de temps à perdre et se disait que papoter avec une inconnue, aussi étrange soit elle, valait toujours mieux qu’aller se faire arracher les dents de sagesses par un brute en blouse blanche ou autre réjouissance dans le genre !
    Dieu seul le savait.

    Etrange, c’était déjà la deuxième fois qu’elle parlait de Dieu, elle qui pourtant ne croyait pas en grand-chose d’autre qu’en la loi de la jungle.
    Curieux mélange, Anaëlle qui vivait au pays des bisounours, osait affirmer que seule la loi de la jungle entrait en jeu dans les relations humaines, s’en était à s’en tordre de rire par terre …


« Forsyth, je m'appelle Gabriel Forsyth, j'habite au Nord de la ville dans un grand immeuble et je ne suis pas affilié à la sécurité sociale. »

    Oulala malheureux, elle n’en demandait pas tant, ça faisait beaucoup d’informations à digérer d’un coup pour la petite cervelle de moineaux que vous avez en face de vous !
    Et puis pourquoi lui en disait-il autant ? Bon ok, elle n’avait pas l’air bien méchante, mais quii sait ça se trouve elle était peut être maniaco-dépressive ? Qu’est ce qu’il en savait ?
    Peut-être après cette conversation déciderait-elle qu’il s’agissait là d’un homme pour elle, et ce malgré la différence d’âge, qu’elle se mettrait à le suivre à toute heure de la journée, le prendre en photo telle une paparazzi à l’affut. Qu’elle contacterait sa mère pour lui faire croire qu’ils étaient mariés, avaient un enfant, ou même deux tient, avec un petit chien qui jappe joyeusement au fond du jardin en courant après le ballon. Parce que oui ils auraient deux garçons qui joueraient au foot en plus…
    *euh … du calme ma belle ! Tu t’emballes là*


« Tu veux aussi mon numéro de carte de crédit ou je peux te faire remarquer que proposer un bonbon à quelqu'un qui ne te connait même pas de nom est assez similaire au fait de proposer une glace à une charmante jeune fille devant un parterre de capucines. »

    Oui bon il avait à priori raison, mais …


« Non c’est pas pareil, moi ce carambar c’est un vieux monsieur à l’air louche qui me proposait de faire un tour dans une ruelle sombre aux alentours des trois heures du matin qui me l’as proposé ! »

    Fit-elle fièrement.

    Bon ce n’était pas tout à fait vrai, mais ça il n’avait pas besoin de le savoir … ou … ou peut-être qu’il allait se vexer pensant qu’elle voulait lui refiler quelque chose dont l’origine était plus que douteuse … ohoh ! Mais qu’avait-elle encore sorti comme énormité ?

    C’est dommage avant il souriait.

    Anaëlle tripota sa mèche de cheveux nerveusement


« J’aime bien ces fleurs ! Je trouve ça moins hostile que des œillets par exemple ! »

    Oui en effet elle avait toujours 5 ans dans sa tête et se pensait dans Alice aux Pays des Merveilles.
    Oui en effet, elle avait totalement changé de sujet, bien qu’il en ai parlé rapidement ce n’était bien sûr qu’une … comment dire ? Formalité. Une manière de parler histoire de ne pas finir sa phrase sur un pauvre « parterre ». Ou alors il essayait de l’impressionner en faisant le malin genre : T’as vuuuu ? Je sais ce que c’est tes fleurs pouraves là !


« Bon, on va la chercher cette glace ? »

    Continua-t-elle précipitamment histoire qu’il ne la prenne pas pour une tarée. On va faire comme si le sujet de base était resté le même hein, personne ne sera choqué. Ça serait bête qu’en plein milieu intervienne un « Certaines scènes ou étés coupées pour ne pas choquer l’esprit fragile des plus jeunes »
    Oui ça aussi ça a déjà été dit, la jeune femme regardait trop de fictions !
    Histoire de ne pas lui laisser trop le temps de réagit, elle le prit par le poignet et le tira doucement vers le fameux marchand de glaces. En espérant bien sûr que lui proposer une glace ne relevait pas d’une sorte de simple politesse histoire qu’elle lui lâche la grappe et le fuit en courant.
    En tout cas s’il s’agissait de cela, le pauvre ne savait pas sur qui il était tombé, dommaaaage !


« oh et puis tu sais, si ta carte de crédit t’encombre … Mais là tu essayes de m’avoir par les sentiments et c’est assez injuste ! »

    Fit elle en rigolant.
    Anaëlle s’interrompit sec dans son élan et lui fit face.
    *tais-toi, tais-toi, tais-toi …* Chantonnait une petite voix dans sa tête. Oui en effet il serai temps qu’elle se la ferme réellement.
    Mais déjà ses lèvres étaient en train de s'agiter toute seule.


« C’est Anaëlle moi ! Anaëlle Plumfield ! Mais j’espère que tu ne vas pas t’en servir pour me faire suivre ou quoi que ce soit dans le genre, à moins que tu fasses partie d’une quelconque agence d’assurance qui cherche à … »

    *LA FERME !*
    Oups.
    Elle tripota à nouveau sa mèche tête baissée. Que les gravillons semblaient intéressants tout à coup !Peut-être que si elle se mettait au yoga ...

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MessageSujet: Re: INAUGURATION (D'un parterre de capucines ! ) PV   Sam 24 Mar - 22:23

Elle n'avait pas l'air très contente qu'il ait posé la question. Le ton de la réponse était plutôt sec, à la limite de l'hostilité, et dire qu'il avait dit cela pour être gentil...c'était réussis pour le coup...D'autant plus qu'elle s'était comme soudainement fermée alors que c'était une question dans le fond fort innocente, cela crevait les yeux qu'elle ne pouvait pas sacquer ses collègues, aussi lui demander si c'était si dur que cela que de travailler avec un groupe de mec comme ça était le moyen le plus simple de continuer la conversation. Après tout elle ne devait pas avoir de secret si terrible que ça à leur propos quand même...Quoique...cette ville avait le don pour faire ressortir ce qu'il y avait de plus sombre en chacun de ses habitants. Un peu caricatural dis comme ça bien sur mais quand on considérait le nombre de jeunes gens de 20...25 ans qui était à la tête d'un réseaux criminel ou qui se targuaient d'être des tueurs à mi-temps...s'en était presque inquiétant. Aussi ne se serait-il à peine étonné si elle lui avouait qu'elle ne les aimait pas trop parce qu'avant et après le travail ils avaient l'habitude de la violer en groupe dans le camion où ils laissaient leur affaire et qu'ainsi tout les jours sa dignité était bafoué entre une bache et deux sac d'engrais. Un plis contrarier se dessina sur son front...quelle horreur de penser cela! Il était persuadé de s'en vouloir maintenant si c'était vraiment cela qu'il se passait. Mais le cas échéant il pourrait tous les tuer pour se faire pardonner après tout...Il décida quand même de montrer qu'il ne s'en formalisait pas plus que cela.

"Désolé de mon indiscrétion, je n'ai pas l'habitude de parler dans un square comme ça avec quelqu'un que je ne connais pas...donc...il ne faut pas se vexer si je ne me montre guère habile"

Il aurait pu très bien rajouter "tout comme toi" mais ça il était sûr qu'elle allait le prendre mal. C'était couru d'avance, et quand bien même il venait de lui dire de ne pas se vexer pour rien il n'avait pas spécialement envie de tenter le diable.

C'était amusant de se dire, que cette jeune fille qui semblait dire tout et rien, et qui n'avait apparement aucune barrière entre sa conscience et sa bouche qui était prête à sortir tout et n'importe quoi avait quand même quelque part un jardin secret, un endroit en son for intérieur qu'elle ne dévoilait pas. Quelque chose qui n'était pas bon de montrer à tout le monde. Avait elle peur du jugement? Il n'en savait rien, il n'était pas psy...Heureusement d'ailleurs, il n'avait guère d'amitié pour ces charlatans. En effet Gabriel trouvait que les psy étaient fait pour les gens qui n'avaient pas d'amis à qui parler de leurs problèmes,ils étaient donc obligés de se payer un "ami" pour qu'ils les écoutent. Pour ce que les psy répondait...autant acheter une plante verte...ça coutait moins cher finalement.

Bref, il n'était pas non plus là pour déblatérer seul sur son ressenti vis à vis des charlatans de tout genre qu'on pouvait croiser dans nos société remplie de personnes solitaires et déprimées. Il était là pour...pour la distraire du cadavre derrière le banc dans un premier temps...Mais visiblement cela s'était transformé en plan glace. Ce n'était pas mal non plus. Il ne faisait pas chaud,certes, mais le soleil qui commencait à baigner le square d'une lumière chaude autant petit à petit cette espèce de voile gris propre à l'aube qui recouvrait l'endroit pour le moment donnait envie de s'y attarder un peu avec quelque chose de frais dans les mains.

Il fit un peu la grimace à l'annonce de sa provenance, c'était quand même dégueulasse...et si cet homme qui lui avait proposé de venir dans la ruelle sombre et qu'elle en été ressortie avec un carambar il y avait de forte chance qu'elle se fisse vraiment violer dans la camionette de ses collègues, mais plus encore qu'elle n'ait même pas conscience de ce que cela impliquait, il la regarda alors vraiment étrangement , un mélange de tristesse et de stupéfaction, peut être de pitié aussi quand il lui dit d'un ton sérieux


"Mais...rassure moi...tu ne vend pas ton corps pour des carambar quand même?"

Il se forca à sourire derrière pour faire passer ça avec plus d'humour tout de même. Il se demandait malgré tout sur qui il était tombé à l'instant.

Elle enchaina directement sur les fleurs. Pourquoi pas après tout pour changer de sujet c'est toujours bien les fleurs...qu'on parle du temps, des impots, de la hausse du prix du pain de mie ou de la prostitution des jeunes employées aux espaces vert dans les ruelles pour un carambar, les fleurs étaient toujours et en toutes occasions une transition acceptable.


"Euh...oui...sans doute, encore que les oeillets sont plutôt passive comme fleur hein...je me suis rarement fait agresser par des oeillets..."

ha...ha...

Bref, elle avait l'air de nouveau partante pour une glace, même si ses collègues étaient à côté. Il ne savait pas ce qui avait provoquer ce revirement, peut être ne le saurait il jamais, en même temps il n'avait pas tellment envie de demander, des fois qu'elle rechange d'avis et ne décide de partir pour de bon bouder sur le banc et s'interroger de la présance de sang chaud imbibant la terre autour de ses pieds. Possible. Aussi ne valait il mieux pas discuter se contenter de la suivre. Au delà de cela il fut également surpris qu'elle attrape son poignet pour l'entrainer à sa suite, généralement les gens n'étaient pas si prompt à établir un contact physique entre eux. C'était quelque chose de nouveau. Bon ce n'était que le poignet ce n'était pas comme si elle venait d'emmêler ses doigts dans les siens, ça par contre il aurait trouvé ça vraiment bizarre pour le coup. Mais tout de même, voir cette petites mains fine et blanche se refermer sur son poignet et le tirer doucement il ne put s'empêcher de trouver cela attendrissant dans le fond. Cela faisait bien longtemps qu'on n'avait plus poser les mains sur lui sans vouloir lui briser quelque chose. Et fugacement dans son esprit passa l'idée qu'il devait changer de métier...vraiment.

Anaelle, c'était son prénom. Anaëlle du champs de prune. C'était amusant comme façon de voir les choses. Il se garda bien sur de faire tout commentaire sur son nom de famille et le fait qu'elle travail aux espaces verts, cela aurait put être assez mal interprêté.

C'était aussi un joli prénom dans le fond, d'autant qu'il était assez peu courant. Moins que le sien tout du moins. Il le prononca silencieusement comme pour en tester le gout dans sa bouche...Anëlle plumfield...ça laissait bêtement un gout de prune en fait...


"C'est un joli prénom"

Ne put s'empêcher de dire Gabriel. Pour une fois il avait laissé sa pensée déborder sa conscience, tout troublé qu'il fut, il se mit donc à bafouiller un

"Enfin...je ...non mais...que si tu veux hein...parce que bon...HEM donc les glaces..."

Il profita de sa boutade pour rebondir.

"Non je suis un tueur à gage en fait, je ne vend pas d'assurance, je me contente de donner un sens aux assurances vie."

Il la regarda le plus sérieusement du monde et ajouta en souriant

"Haha"

Il étaient aux niveaux des collègues de la jeune femme auxquels Gabriel adressa un regard en coin.
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MessageSujet: Re: INAUGURATION (D'un parterre de capucines ! ) PV   Dim 25 Mar - 12:38

    Son indiscrétion ? Bon il ne fallait peut-être pas abuser non plus, c’est juste que moins elle parlait d’elle mieux elle se portait, aussi décida-t-elle de ne pas répondre à ses excuse qui n’avaient d’ailleurs aucun lieu d’être ! De toute façon qu’est-ce que ça lui aurait apporté ?
    Et puis elle ne voulait pas relancer le sujet bêtement, une glace c’était bien, parler des fleurs, du beau temps, de tout ce qu’il voulait mais on ne parle pas boulot quand on y est pas !
    Enfin oui bon, elle y était mais quand même euuuuh …

    …Bref.


« Mais...rassure moi...tu ne vends pas ton corps pour des carambar quand même ? »

    Quoi ? Il était sérieux là ?
    Apparemment oui. Elle n’était pas totalement stupide non plus et s’était parfaitement rendu compte que le rire qui avait suivi ne semblait pas le moins du monde naturel, ou alors il était du genre pas très convaincant.
    Avait-elle tant l’air d’une trainée ?


« Non je me les garderaient si c’était le cas ! »

    Fit-elle en riant pour de vrai en ce qui la concernait.
    Bon peut-être n’aurait-elle vraiment pas dû le dire tout compte fait puisque il semblait l’avoir pris au sérieux. Raah c’est gens qui prennent tout au pied de la lettre, ce que ça pouvait être perturbant de leur parler, dixit celle qui ne comprenait pas un mot à l’humour.
    « Joli prénom »
    Haha je t’ai entendu avait-elle envie de hurler le voyant se dépêtrer du mieux qu’il pouvait.
    Mais bon il venait de s’excuser, alors elle n’allait pas non plus l’enfoncer encore plus, le pauvre.
    Déjà qu’il était bien gentil de rester avec elle, alors qu’elle-même patinait dans la semoule depuis tout à l’heure.
    Et puis il lui dit ensuite qu’il était tueur à gages, alors forcément il n’en fallait pas plus pour détourner totalement son attention de ce qui venait de se passer.


« Euh … Rassures-moi c’est pas vrai hein ? »

    Lui demanda-t-elle légèrement inquiète en reprenant sa tournure de phrase. Il faut croire que c’est celle qu’utilisaient les personnes inquiètes ! Après tout elle ne le connaissait pas du tout, qui sait ? Il y avait des tarés partout, et surtout ici à en croire Earl !
    Ce qui ne la rassurait pas vraiment c’est que lui-même ne se considérait surement pas comme faisant partie des tarés environnants, alors qu’en était-il de ceux dont il parlait ?
    Il y avait de quoi devenir passablement parano quand on côtoyait ce genre de personne, déjà que la jeune femme de nature n’était pas des plus calme, tout comme le laissaient croire –à juste titre- les apparences d’ailleurs. Il ne fallait pas être psy pour se rendre compte qu’il y avait plus calme et moins anxieux que la jeune fille.


« Bonne blague »

    Finit-elle par consentir. Ce n’était surement pas vrai, sinon il ne l’aurait pas dit avec autant d’assurance, à moins qu’il pense que lui dire cela lui ferait penser tout sauf le contraire ? Hum dur de décider. Elle n’en savait rien, ce qu’elle savait c’est qu’elle n’aimait pas beaucoup qu’on pousse de cette façon son esprit à se torturer d’avantage, ce n’était pas juste.
    Bon on verra ça après la glace finit-elle par décider. S’il proposait de l’emmener je ne sais ou comme son prétendu vieux pervers elle ne le suivrait pas et voilà tout, que pouvait-il lui arriver ici dans le square avec tout le monde autour ?
    Rien !
    Absolument rien !

    Elle le vit jeter un coup d’œil au groupe qui se trouvait à côté, mais préféra se concentrer sur sa glace. Elle se faisait l’effet d’une gamine que l’on emmène dans un super endroit pour la première fois, c’était assez drôle et elle aimait bien ça.
    Elle aurait peut-être d’ailleurs dû rester une gamine vu comment elle se comportait, mais au final ca ne semblait pas déranger son interlocuteur outre mesure alors à quoi bon ?


« Pour moi ça sera vanille »

    Fit-elle en essayant d’attirer son attention. Sous-entendu : Alleeeeez occupe-toi de moi, pas d’eux !
    C’est elle qu’il avait interrompue après tout ! Oui oui je sais tout excuse est bonne !


« Au fait … Moi aussi j’aime bien mon prénom ! »

    Sortit-elle en rigolant, tout en saisissant ce que lui tendait le forain devant eux.

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MessageSujet: Re: INAUGURATION (D'un parterre de capucines ! ) PV   Lun 26 Mar - 19:40

Si elle avait vraiment vendu son corps pour des friandises elle aurait gardé le tout pour elle. Compréhensible qu'on n'ait pas envie de voir les miettes de sa vertue disparaitre dans les bouches indifférentes des premiers venus. Un dernier sursaut d'amour propre en gros...Pourtant dans les faits le monde se foutait de l'amour propre, presque qu'autant que le monde, la société, les autres se foutaient de votre existence. Bref, tout cela pour dire que visiblement c'était une blague vaseuse qui ne devait faire rire qu'elle et les gens qui la connaissaient sans doute un peu mieux pour être à même de saisir l'humour et non pas les gens qui venaient de la rencontrer et qui ne pouvait que se demander sur quelle espece de bestiole il venait de tomber.

Il était tout à coup rassurer. Pourquoi? Il n'aurait su vraiment l'expliquer, la prostitution ne le gênait pas, il n'était simplement pas client, pourtant il savait qu'elles étaient nombreuse ici, même si on ne les voyaient pas au premier coup d'oeil, il suffisait d'évoluer dans le bon univers pour se rendre compte qu'elles pullulaient dans cette ville en perdition.
Car c'était là l'effet que lui faisait l'endroit, un bateau qui se dirigeait droit vers les récifs sans capitaine à la barre et une nuée de passagers imbéciles qui se contentaient de regarder les éceuils se rapprocher avec aux lèvres le sourire béat de ceux qui ont choisit d'ignorer ce qui pouvait leur être nuisible. Concept idiot comme ça mais bien plus répandu qu'on pouvait bien le penser et surtout bien plus ancré dans la collectivité qu'on voulait bien le croire. On pouvait éventuellement redresser la barre de ce navire à la dérive, mais qui en était le capitaine? Qui prétendait encore le savoir. Les guildes? Elles étaient belles les guildes, c'était sans doute elles qui étaient le plus ancrées dans leur dénis, convaincue qu'elles étaient les reines de cette ville...Seulement il n'y avait pas UNE guilde, mais une kyrielle qui était en train de se tirer dans les pattes pour s'approprier le pouvoir, et il ne pouvait y avoir sur le frêle esquif qu'étais Rosewood qu'un seul capitaine, pas deux, ni trois, un seul et unique décisionnaire.

Pouvait-on alors penser au détenteur de l'argent? Les hommes d'affaires, les financiers, les requins? A quoi bon? S'il ne faisaient pas parti des guildes ils étaient comme d'avare magasinier de bord enfermés au fond de la cale en serrant fort contre eux le coffre qui allait de toute façon les faire couler en cas de naufrage. Qui plus est, s'ils faisaient appel à des gens comme lui c'était que leurs pouvoirs aussi avaient leurs limites et qu'ils n'avaient pas les coudées si franche que cela.

Les forces de l'ordre? Elles étaient surtout totalement dépassées, elles étaient là pour faire jolie sans plus, c'était les guildes qui se chargaient de tout...oui de tout, sauf de redresser cette putain de barre...et plus ça allait plus la ville était en train de sombrer.


Bien entendu, en apparence cela ne transparaissait pas vraiment, Rosewood avait ses airs de cité idyllique loin de tout les tracas de la vie, faite pour acceuillir de jeunes gens pleins de vie, à l'aurore de leurs existences et déjà arrivé si loin, que ça soit humainement ou professionellement. Il y avait deux faces à cette ville, sans être aussi manichéen que le jour et la nuit, le blanc et le noir, le bien et le mal...C'était une vérité, le monde que l'on voyait et le monde derrière le monde. Lui il était une sorte d'intermédiaire entre les deux, faisant l'aller retour au gré de ses contrats dans un puis dans l'autre. Et de temps à autres comme ce matin il apportait un peu du monde caché dans celui qu'on voyait, comme pouvait en attester ce cadavre étendu derrière le banc. Etait il encore chaud? Sans aucun doute, il ne l'avait tuer il n'y a que peu de temps. Quelqu'un l'avait il vu? La police n'étant pas là il y avait peu de chance. Ou alors l'avait on vu sans prendre alors la peine de prévenir les autorités, certaines personnes savent qu'il y a des choses dans lesquelles il faut se garder d'intervenir.

Etait ce prétentieux ou simplement aviser de penser tout cela...Seul l'avenir pourrai répondre à cette question, l'avenir ou peut être tout simplement Gabriel lui même s'il prennait le temps de se pencher sur la question, mais il n'en avait aucune envie, actuellement c'était la glace qui l'attendait sa soudaine préoccupation. Bien que la jeune fille elle ait l'air plus inquiète de se tenir au fait de savoir si son état de tueur à gage était bel et bien réel ou alors s'il s'agissait d'une boutade. Elle eu l'air de pencher pour la boutade, tant mieux d'ailleurs, sinon cela aurait put devenir compliqué pour lui et il aurait été obligé de la tuer ce qui aurait été dommage il passait un plutôt bon moment, et toutes balles qui n'était pas dans la cible était une balle de gachée ...

Il aurait pu etre amusant de la laisser mariner un peu plus avant de la rassurer mais il n'avait pas juger bon de la stresser outre mesure, après tout elle n'avait rien fait pour qu'il se joue d'elle ainsi...Peut être était ce là ce qui rendait alors l'opération si amusante. De la à penser que Gabriel avait mauvais fond il n'y avait qu'un pas. Peut être était ce le cas après tout.


Finalement, la jeune fille ne sembla pas juger bon qu'il s'attarde autant sur ses collègues, était elle jalouse de l'attention qu'il semblait leur porter? Il lui aurait bien poser plus de question, histoire de savoir plus en détail pourquoi elle semblait les apprécier si peu, mais il lui semblait que c'était un sujet qu'elle ne désirait pas réouvrir vu la secheresse avec laquelle elle l'avait clos quelques instant plus tôt. Après tout, c'était son problème pas le siens, il voulait simplement satisfaire sa curiosité, mais cela n'était guere embêtant, il lui suffirait d'oublier, si cela occupait son esprit c'était parce que l'information était encore fraiche dans son esprit et qu'il avait lesdit collègues sous le nez, rien de plus.


"Pour moi ça sera vanille"


C'était clair, il devait se concentrer sur elle, et c'est ce qu'il fit docilement, tout en jetant un oeil à la carte qui était proposé au dessus du marchant de glace. Les parfums n'étaient pas très originaux et l'endroit n'était pas de toute première fraicheur, pourtant il faisait frais aux alentours du camion ce qui laissait à penser que la réfrigération marchait parfaitement bien, et puis le reste n'avait pas l'air si décrepit que ça, la peinture a l'extérieur était un peu écailler, mais tout l'intérieur était nickel.

Il se décida pour quelques chose de frais finalement.


"Citron pour moi s'il vous plait..."

Il attendit, pris sa glace, paya et regarda la jeune fille.

"On a les glaces, elles sont payées...On se trouve un coin a l'ombre d'un arbre?"
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MessageSujet: Re: INAUGURATION (D'un parterre de capucines ! ) PV   Lun 26 Mar - 20:34

    Pour son plus grand bonheur, il abandonna bien vite la contemplation du groupe d’homme, et se reconcentra sur elle, si tant est que l’on puisse appeler un coup d’œil contemplation, mais les filles aiment l’exagération, il s’agit là d’un fait bien connu.
    Eh oui mes pauvres elles sont toutes pareilles, aucune n’est fatiguée, elles sont toutes exténuées ; Elles n’ont pas faim, elles ont l’impression qu’elles vont s’évanouir et j’en passe et des meilleures !
    Bref.
    Il commanda sa glace au citron, paya et lui proposa d’aller trouver la tranquillité et l’ombre d’un arbre.
    Moui pourquoi pas, dommage, mais quelque chose lui disait qu’elle ne pourrait pas retourner sur son pauvre banc à qui elle avait fait un sacré faux espoir, le pauvre …
    Elle ne tenta même pas le coup, ça n’en valait pas la peine, elle scruta le parc, enfin … le square et y repéra un magnifique et gigantesque chêne que personne n’avait encore pris d’assaut, ça ferait largement l’affaire, même si ça manquait cruellement d’exotisme.
    Elle lui fit un petit signe de la main du genre « Allez tu viens » et partit sans se retourner. Cette fois il pouvait toujours rêver pour qu’elle fasse demi-tour, parce qu’au final elle n’avait pas envie de manger, juste de s’asseoir tranquillement, au-dessus du sol de préférence, mais comme je l’ai déjà dit ça c’était foutu alors pique-niquons !

« J’espère qu’il te plaît, car je refuse d’aller ailleurs, déjà que tu m’as privée de mon banc… »
    Fit-elle d’un ton taquin. Elle s’assit en tailleur et l’attendu en léchouillant sa glace, une vraie gamine je vous dis !

« Tu offres des glaces à toutes les inconnues que tu croise en leur faisant croire que tu es un dangereux tueur ou c’est juste moi ? »
    Continua-t-elle sur le même ton. Peut-être qu’il finirait vraiment par lui dire ce qu’il faisait ce brave homme, il lui avait déjà donné son nom et à peu de choses près le lieu où il habitait, qu’est-ce que ça changerait pour lui ? Il n’avait pas l’air d’être totalement associable, et puis continuons de parler de choses sûres : il est reconnu que c’est aux inconnus que l’on parle toujours des choses les plus importantes. Pour quelle raison ça, elle n'en savait rien. Peut-être parce que comme cela on est sûr d’obtenir un jugement plus objectif ? L’anonymat protège ! Ah … Alors du coup c’était foutu ils n’étaient plus anonymes, enfin … plus vraiment je suppose.

« Parce qu’au final c’est pas plus bizarre que mon histoire de vieux pervers »
    Ouiiii, revenons-en à un sujet tendancieux, c’est tellement plus agréable d’essayer de se démêler de ce qu’on a pu dire ! *Et toi tu t’en sors et tu y reviens*
    Bah oui, quoi de plus normal ? Il paraît que ce sont ceux qui ne réfléchissent pas qui s’enfonce de cette manière… *Tu te fais souvent des compliments de ce genre ?*
    Et c’est là qu’elle se félicitait de ne pas non plus dire TOUT ce qui lui passait par l’esprit.
    « salut bel étranger, veux-tu parler à quelqu’un n’ayant pas plus de réflexion qu’une poule ? »
    Quelle belle entrée en matière !
    Enfin bon critiquer ces pauvres poules ne l’aiderait pas, et puis ce n’est pas de leur faute si leur cerveau est bien trop peu irrigué pour pouvoir accéder à leur capacité, puisque c’est sur sans ça elles seraient les maîtres du monde, avant tout ces mecs gavés de pognons à ne plus savoir quoi en faire, et ces mecs armés jusqu’aux dents pour assurer leur sécurité voyons !

    En attendant Anaëlle était en train de se trémousser sur place – de manière très discrète attention- quand il s’agit d’engager la conversation ça ne vas pas, elle est plutôt du genre à écouter déblatérer pendant des heures, donner des conseils passes partout et se faire traiter en héroïne par la suite grâce à ses fameux et merveilleux conseils. Ça aide pour l’estime personnelle !
    Enfin du coup papoter tranquillement avec un étranger de tout et de rien, ne la mettait pas beaucoup plus à l’aise, il devrait se débrouiller tout seul le pauvre !
    Aller courage Gabriel tu peux le faire.
    En plus charmante comme elle est, Anaëlle répondra à la quasi-totalité de tes questions et interrogations, elle n’oserait pas te fâcher !
    Il fallait qu’il parle très très vite, car la jeune fille ne se sentait pas, mais alors pas le moins du monde de lancer un débat universel du genre « Tu es pour ou contre l’avortement ? » Ou la peine de mort au choix.

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MessageSujet: Re: INAUGURATION (D'un parterre de capucines ! ) PV   Lun 26 Mar - 21:53

Tout était calme dans le square, rien ne bougeait, tout semblait comme figer, tirer d'un paysage idyllique qu'on aurait pris en photo mais tout était également étrangement vivant. Ce qui donnait au tableau cette vie c'était le vent que l'on sentait doucement nous caresser la joue, un simple filet d'air au début, modeste certes, mais tellement rare dans les grandes villes dont les immeubles et les grandes batîsses se dressaient telles des digues sur lesquelles le vent venait se briser et mourir petit à petit déchiré en lambeaux dans le ventre de la ville.

Aussi ce mince filet d'air était plus que le bienvenu pour laisser un peu de fraicher parcourir cette ville, comme s'il avait suffit de cela pour que ce paysage urbain sans fin, cet ilôt de béton et d'acier tronant seul dans ce désert de solitude , ne soit plus aussi opressant , cela même durant un instant plus que bref. Simplement sentir un souffle de vie dans cet océan de carcasse métallique ou s'entassaient et s'entretuer les larves humaines muées par leurs inclinaisons viles et égoïstes, entraînée dans une courses sans fin au pouvoir et à la pocession avilissante et inutile puisqu'au final...tout le monde est égale durant la mort. Cette mort si présente dans cette ville, que ça soit par le biais des organisations qui entendaient la tenir, par le biais de la bassesses humaine qui poussait chacun et chacune a s'octroyer le droit de vie et de mort sur son prochain durant un bref instant d'inconscience avant que le poid de l'acte et de la culbabilité ne retombe sur les épaules des frêles mortels pris dans le tourbillon éphémère de l'existance humaine.

D'ailleurs ce souffle de vent si bienvenu, si vivifiant était peut-être le souffle glacé de la faucheuse se penchant par dessus votre épaule pour vous dire de sa voix sans âge : c'est l'heure.
Paradoxal, sans doute, mais cette ville était elle même un paradoxe vivant, un lieu de perdition et de violence, de mort et de souffrance...Et pourtant dans cet enfer urbain était un square caressé par le vent, un square ou tout semblait aller pour le mieux comme les deux jeunes gens assis l'un à côté de l'autre en train de manger une glace pouvaient le laisser penser. Le vent passa sur eux sans s'arrêter, faisant voler les cheveux de la jeune fille et s'agiter les pans de l'écharpe du jeune homme.

Les deux personnes n'étaient sans doutes pas dignes d'intêrét. Le vent continua donc sa route, se glissant avec la langueur d'un chat trop paresseux sur l'herbe grasse du square, paressant dans la chaleur des rayons du soleil avant de se glisser à l'ombre dans la canopée des grands arbres, laissant dancer les ombres mouvantes à leurs pieds, étrange comme quelque chose d'aussi insaisissable que le vent, d'aussi intangible pouvait paraître pour l'heure d'une réalité physique effrayante, c'était presque comme si on pouvait le voir se mouvoir en silence d'un endroit à un autre, comme si on pouvait voir où il se réfugiait arbre après abre, buisson après buisson, ne laissant comme trace de son passage rien si ça n'était le doux bruissement des feuilles vertes et grasses des arbres, et le frottement plus aigu des buissons aux feuilles arides. Le vent avait pris pocession de l'espace et pour lors c'était comme si un souffle venu dont ne sait où était en train de chercher quelque chose...ou quelqu'un.

Le par terre de capucine frémit un instant sous le souffle invisible et celui s'arrêtat, retomba soudainement,dans une dernière gerbe de poussière restée en apesanteur, juste sur le banc qui avait été le seul témoins du crime qui avait eu lieu dans ce parc un instant plus tôt. Les particules de poussière flottaient dans l'air et retombaient doucement sur le banc le recouvrant mollement d'un léger voile blanc . Il n'y avait pas de doute, le vent avait trouver ce qu'il cherchait, la mort était venue chercher l'homme qui gisait sous le buisson, étendu, raide mort, tuer sans sommation ni émotion par Gabriel...Qui était maintenant en train de manger une glace au citron en compagnie d'une jeune femme qui ne se doutait pas une seconde que son compagnon ne l'écoutait que d'une oreille distraire tout occupé qu'il était à fixer le bas. Sentant presque le regard accusateur d'une quelconque entité se planter dans le siens et sa voix lui chuchoter tout doucement : "Je sais ce que tu as fais"

On pouvait facilement en conclure qu'il s'agissait là de paranoïa , qu'il se faisait des idées, qu'il était rattrapé par le poid de ses actes. Certes on pouvait penser cela, mais il était tout de même perturber à l'idée qu'il avait senti et "vu" le vent durant toute sa progression et que celui ci ne s'était tut, se laissant retomber soudainment, qu'en arrivant à l'endroit précis où l'homme était mort et qu'il y avait comme une chappe de plomb qui pesait maintenant sur tout l'endroit. Un espece de silence oppressant venait de prendre place dans le square. Silence qui laissait tout en suspend, silence qui ne fut brisé que par le crissement des pneus d'un long corbillard noir sur le gravier recouvrant les allées du l'endroit, assez large pour permttre à un vehicule d'y circuler même s'il n'était pas d'usage en voir ici.

Un crissement de pneus plus tard le corbillard mordait méchemment dans le par terre de capucine alors que sortait des hommes en costume noir et d'autre en blouse blanche, pour le reste tout alla très vite, les hommes en blouse blanche mirent à jours le corps, il fut traiter sans plus de ménagement que cela et à aucun moment on chercha à le cacher. Puis une fois charger dans la voiture les hommes en noir après avoir assuré au badau qu'il n'avait rien vu...et s'être doublement assuré que tout cela fut très clair sur les implications facheuses qui accompagnait le fait d'être trop bavard, remontèrent en voiture et saccagant une ultime fois le par terre de capucine, disparurent au détourd d'une allée.

Un équipe de nettoyeur.

S'il ne se prennait même pas la peine de se cacher alors qu'on était en pleine journée...que penser des implications et des ramifications des guildes au sein de cette ville...les choses étaient elles si sombre pour que le meurtre ne soit vu que comme une formalité?

C'était l'essentiel des pensées de Gabriel qui n'osait pour lors bouger. Regardant fixement la scène où tout venait de se produire, n'osant tourner la tête vers Anaëlle, attendant qu'elle parle la première. Il avait les yeux fixés sur les traces de pneu laissées dans les fleurs. Allait elle faire le rapprochement avc l'étrange bruit de tout à l'heure? Et avc lui ferait elle le rapprochement. Pourquoi était il intervenu si vite alors que cela aurait parfaitement pu attendre la nuit? Autant de question sans réponse donc il appréhendais de savoir le pourquoi du comment.
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MessageSujet: Re: INAUGURATION (D'un parterre de capucines ! ) PV   Lun 26 Mar - 22:33

    Anaëlle n’en croyait pas ses yeux. Un instant avant elle se sentait bien – bien qu’un peu angoissée- ses cheveux se soulevant sous la brise, et l’instant d’après… Une scène horrible.

    La première chose qu’elle s’était dite, lorsqu’elle avait vu le véhicule entrer dans le square fut « Mais qu’est-ce qu’une limousine fout là ? »
    Et heureusement qu’elle ne l’avait pas dit à voix haute, car pour le coup le : pas plus de réflexion qu’une poule … Pour sa défense elle n’en avait vu que très rarement, si ce n’est pas jamais hors mis peut-être à la télévision. Par contre elle était assez intelligente pour savoir qu’on ne transportait pas de morts dans une limousine. Brillante n’est-ce pas ?
    Elle méritait des applaudissement je vous assures, enfin … l’heure n’est pas à la rigolade ; Quelque chose de grave venait de se produire, des hommes venaient de repêcher un cadavre –appelons un chat un chat, Anaëlle ne supportait pas ces braves gens qui souhaitant rester dans le politiquement correcte auraient dit … Bah elle n’en savait rien mais quelque chose du genre un homme assassiné ou un corps inanimé, un pauvre homme qui ne pourrait jamais fêter son cinquantième anniversaire … tant d’autres belles images.
    Donc il s’agissait d’un mort, et ils l’avaient tiré de derrière les buissons près desquels la jeune femme se trouvait quelques minutes auparavant. D’ailleurs comment se faisait-il qu’elle n’en ai eu aucune idée ? La bidoche ça pu non ? Ou alors il n’était pas là depuis bien longtemps ?
    Mais alors ça voulait dire soit que quelqu’un se baladait dans les buissons –très logique- et était tombé raide mort, soit que quelqu’un l’avait mis là, et elle ne s’était rendue compte de rien ? Elle était quand même ici depuis ce matin à s’affairer sur ses capucines…
    Anaëlle ne pensait même plus à Gabriel, il aurait pu en profiter pour partir qu’elle ne s’en serait même pas rendue compte à coup sûr.
    Les hommes remontèrent tous dans le véhicule qui démarra et fit demi-tour.
    Elle en profita pour lui jeter un regard en coin. Comment réagissait-il ?
    Elle s’aperçut qu’en réalité il ne réagissait pas beaucoup, il était simplement en train de regarder la scène, comme chacun aux alentours, mais il n’exprimait aucune émotion, ni tristesse, ni dégout, ni quoi que ce soit. Comme s’il regardait son écran de télévision, ou comme s’il était habitué à voir ce genre de choses. Peut-être qu’il ne lui avait pas menti tout à l’heure en disant être un tueur à gages ou je ne sais quoi dans le genre, peut-être qu’en réalité c’est lui-même qui avait tué cet homme, peut-être qu’il lui avait parlé juste histoire d’attirer son attention sur autre chose, peut-être qu’il l’avait volontairement écartée du banc pour qu’elle ne voit pas ce qui s’y cachait derrière en lui proposant une glace. A cette pensée elle se rembrunit un peu, non pas qu’elle respirait la joie de vivre juste avant mais … ça ne fait jamais très plaisir de se rendre compte qu’on est qu’un espèce de … dommage collatéral.
    Elle reporta pourtant toute son attention sur ce qui se passait là-bas, à côté de son banc. Ce n’était pas possible, il n’était pas un une sorte de tueur de sang-froid, il semblait avoir une âme ou quelque chose dans le genre, et puis il paraissait bien trop normal pour ça. Dans les séries, les méchants on toujours la tête d’un méchant, et puis il ne lui aurait pas dit ça alors qu’il savait pertinemment que le corps finirait par être retrouvé, sachant qu’elle aurait pu faire le lien, enregistrer son visage… Et puis retrouvé c’est un bien grand mot puisqu’ils n’avaient pas réellement cherché, ils s’étaient directement dirigés là-bas, alors comment aurai-il fait pour les prévenir sans qu’elle ne s’en rende compte ? N’empêche … à point nommé la blague !

    Lorsqu’elle reporta son regard sur le corbillard, il, comme si rien ne s’était passé, partit sans épargner son pauvre parterre, qui soit dit en passant n’était plus à ça près, de toute façon ses pauvres Capucines seraient irrécupérables après ça, et c’est toi cher contribuable qui paye…
    *Oh mon Dieu ! Mes capucines !*
    Révélation.
    Elle venait de voir des gens traiter sans douceur aucune un corps, et elle, elle pensait à ses capucines !
    Il fallait dire aussi qu’ils avaient ravagé le parterre qu’elle avait passé la matinée (ou presque) à faire.


« J’aurais peut-être mieux fait de planter des œillets finalement»


    Fit-elle d’un ton monocorde. Oui, elle aurait été moins déçue de voir détruits des œillets, elle n’aimait pas trop les œillets. Et puis ils se seraient défendus ses œillets, ils était coriaces, jamais ils ne laisseraient des roues les écraser, ils lui auraient crevé ses pneus, elle aurait bien été embêtée pour repartir la « limousine » tient ! Elle se demanda pourquoi elle était en train de pleurer sur ses pauvres capucines détruites plutôt que de s’exciter dans tous les sens, ce n’était pas son genre de rester de marbre devant une scène de ce genre, déjà que quand elle voyait un pauvre piaf blessé elle avait du mal à s’en remettre…
    Un frisson s’empara d’elle. Et si c’était elle que l’on avait tuée et balancée comme ça ?
    Sympa comme fin.
    Personne pour pleurer sur votre sort, s’en était un peu triste, puisque à priori ça n’allait pas s’ébruiter aux vues des regards assassins qu’avaient lancés les men-in-black-en-mode-ninja-ratés !

    Le pire c’était qu’après ça chacun des passants était retourné vaquer à ses occupations mine de rien, oh ils en parleraient surement pendant un moment mais ça n’avait pas affecté leur sourire, ni leur bonne humeur apparemment, ils étaient simplement repartis tranquillement après cet entracte dans leur petite vie quotidienne.
    Après moi le déluge semblaient-ils tous se dire.

    C’est fou ce que l’être humain à un mauvais fond tout compte fait, on aurait presque dit qu’ils se réjouissaient du malheur des autres. Est-ce qu’ils avaient l’impression d’être plus heureux comme ça ? Est-ce qu’au moins ils passeraient une meilleure journée en se disant que eux au moins ils sont toujours là ? Au moins il s’agira d’une personne que personne ne jalousera.
    Peut-être était-ce juste un réflexe primate du genre je dois me nourrir, je dois assurer mes besoins, voilà au moins une part qui ne me sera pas prise ! Un bête instinct de survie sommes toute.
    Est-ce ça qui nous permet de nous développer ou alors de la simple perversion humaine ?

    Elle hésitait, que devait-elle faire ? Partir pour tout recommencer ? Il en était hors de question ! De une parce que ça ne se faisait pas d’abandonner un inconnu qui venait de vous offrir une glace, même si ça ne devait pas être une situation référencé dans le guide du parfait citoyen, de deux, parce que là tout de suite sa tête tournait un peu, et donc elle était bien assise ici à l’ombre sous son arbre.
    Elle se mit à lécher machinalement sa glace, après tout elle faisait partie des badauds, pourquoi se serait-elle mis à courir après un corbillard dont elle ne savait rien ? Pour se faire tuer elle aussi ? Non merci, en plus c’était certain que ça ne les dérangerait pas outre mesure, il y aurait surement deux places allongés à l’arrière et même si ce n’était pas le cas entasser de la viande bah … ça ne fera toujours au final que de la viande entassée.
    Pour aller leur demander des dommages et intérêts pour son travail qu’ils avaient bousillé ? Et puis quoi encore ?

    Ça devait lui faire tout drôle à Gabriel de ne plus l’entendre jacasser.


« Sinon qu’est-ce que tu penses de l’avortement ? »

    Lui fit-elle sur le même ton que précédemment histoire de se rattraper, il n’y avait pas de raison qu’il ne profite pas de sa magnifique voix ! haha. Elle n’avait pas l’impression que c’est elle qui parlait mais … Oui pourquoi pas ! Faire comme si tout ça n’avait jamais existé, c’était une bonne idée, ce n’est pas exactement ce qu’elle avait prévu mais elle s’en accommoderait.
    *Nan mais n’importe quoi ! Reprends-toi !*


« euh … Pardon »

    Continua-t-elle penaude.
    Oui bon il fallait croire qu’elle n’était pas encore prête pour la mort, surtout si elle débarquait comme ça sans sommation ! Ce qui était sûr, c’est qu’elle serait parano pendant une bonne semaine après ça.

    Pourquoi réagissait-elle comme ça ? Elle ne le connaissait même pas ce type.
    Il paraît que les enfants sont capables de comprendre réellement ce qu’est la mort, et d’en intégrer tout ce que ça provoque vers l’âge de 4 ans, il faut croire qu’elle n’avait pas encore dépassé ce stade. A quand le complexe d’Œdipe ?

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MessageSujet: Re: INAUGURATION (D'un parterre de capucines ! ) PV   Lun 26 Mar - 22:49

Gabriel ne réagissait en effet pas, pourquoi l'aurait-il fait de toute façon, tout cela n'était que la procédure habituelle, le fait qu'ils soient intervenus sans qu'il ait eu besoin de les appeler lui même ne signifiait rien sinon que quelqu'un l'avait observé. Quelqu'un d'assez nerveux d'ailleurs, cela aurait pu attendre la nuit et largement...Il lacha un petit soupir...Amateurs, c'est ça., des amateurs voilà ce qu'étaient ses commanditaires. En un sens c'était logique, si ça n'avait pas été le cas ils n'auraient pas eu besoin de faire appel à lui, la plupart du temps les guildes compétentes et autres organisation plus ou moins légales avaient à leur solde des tas de tueur expérimenté. Gabriel permettait aux groupes plus modestes de jouer dans la cour des grands. En un sens il se demandait s'il n'était pas par là défini comme un agent du chaos, finalement s'ils n'étaient pas là (lui et les autres de son espèce) alors finalement le nombre de guilde et d'organisation para légal se régulerait de lui-même. Etait ce juste de plonger une ville dans un état de quasi guerre civile simplement pour ne pas se retrouver au chômage technique? Sans doute autant que de tuer quelqu'un de sang froid pour quelques millier de billets.

Mis à part cela, il se contentait de regarder ça, d'un air froid, il avait l'habitude, c'était cela sa vie. En un sens il était presque entrain d'envier la jeune fille à ses côtés, elle était choqué, elle avait peur, elle se demandait sans doute si elle aurait pu être à sa place. Et demain quand elle se réveillerai avec l'impression que tout cela avait été un mauvais rêve elle pourrai sourire de nouveau et se sentir plus vivante que la veille. Mais pas lui. Lui il savait que tout cela finirait par le tuer, qu'il y avait toujours une limite à tout. Le contrat de trop. C'était un concept assez connu dans son milieu. On pouvait être le meilleurs, avoir survécu à tout, il y avait toujours un jour ou l'autre un contrat, quel qu'il soit qui finissait par nous avoir. Si on ne mourrai pas l'arme à la main pour autant, celui ci finissait toujours par nous rattraper un jour ou l'autre. Que ça soit sous la forme d'un éclat de balle se déplacant dans une artère et remontant jusqu'au coeur, ou alors en la personne du fils ou de la fille de la cible bien décidé à se venger. Parfois tout simplement on se retrouvait en face d'un jeune tueur emplis lui aussi de cette froide détermination qu'on avait au commencement et le doigt hésite un instant avant d'appuyer sur la détente, un instant de trop durant lequel on avait déjà fait feu en face, et on ne pouvait que se sentir tomber sous l'impact de la balle dans sa chair fatigué.

Dans son esprit la scène se déroulerait au ralentit, il tomberai tout doucement en faisant le bilan de sa vie, essayant de s'accrocher à la seule chose qu'il avait vraiment pour lui, son seul véritable ami...Son arme, son Mk23 mod 0, il se demanderai alors comment il a pu passer tant d'année avec ce même et unique flingue, se demanderai pourquoi celui-ci n'a pas de nom, c'était une lubie de beaucoup de combattant que de donner un nom à leurs armes, ou au moins à leur arme fétiche, celles qu'ils n'utilisaient qu'en cas de force majeur, la seule qui n'était pas remplacable. C'est ainsi qu'il se voyait mourir, étendu sur le sol, le ciel au dessus de lui, qu'il fasse jour ou nuit l'indifférait assez, tout ce qui importait c'est qu'il ait le ciel au dessus de lui, son arme à la main il puiserai dans ses dernières force pour la lever vers le ciel et essayer de lui trouver un nom avant de mourir. Histoire de se dire qu'il laisserai quelque chose sur cette terre avant de s'éteindre. Jamais rien ne lui venait, quel que soit le temps qu'il consacra à cette recherche de nom, quel que soit le nombre de nom qu'il essayait, aucun ne lui allait, comme si aller jusqu'au bout du fantasme le gachait irrémédiablement finalement.

Sombre pensée que cela, il avait tout de même l'air rudement atteint pour quelqu'un à qui ça ne faisait ni chaud ni froid en un sens, l'un empêchait pas l'autre, tout cela n'était pas le résultat d'une quelconque prise de conscience ni quoi que ça soit dans le genre. C'était simplement la remémoration de la façon dont il finirait, cela ne serait peut être pas aussi poétique que cela, mais il était sûr d'une chose, il se ferai tuer, il n'avait pas choisis la vie de ceux qui pouvait mourir tranquillement dans leur lit
Et tandis que le corbillard s'éloignait, emportant les restes du funeste festin de l'intêrét des puissants de cette ville, il ne put s'empêcher de penser à voix haute.



"Un jour je serai à sa place..."

Cela juste avant que la jeune fille ne lui demande ce qu'il pensait de l'avortement, il se retourna vers elle en haussant un sourcil interrogateur, quelle étrange question. Il s'approcha d'elle et la regarda dans les yeux, l'avait elle soupçonnée d'être à l'origine du meurtre? Il y avait des chances mais si elle était encore là c'était que ca lui était passé. Il posa la main sur son épaule et lui dit avec un sourire.

"Ca va aller..."

Puis repris.


"L'avortement? Pourquoi l'avortement?"

Un petit silence se fit. Il aurait du partir il y avait de cela longtemps mais se disait qu'il ne devrait pas l'abandonner comme ça. Il repris la parole.

"Tu sais...demain tout ça te paraîtra être un mauvais rêve rien de plus...ne t'en fais pas"


Il se leva en soupirant.

"Malheureusement je dois y aller...Merci pour la glace"

C'était lui qui avait payer pourtant, quelle étrange idée de la remercier d'avoir pris une glace avec lui. Toujours est il qu'il s'éloignait tranquillement en lui faisant un salut de la main alors qu'il lui tournait déjà le dos, sans se soucier de savoir si elle allait le suivre ou même le regarder partir.
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MessageSujet: Re: INAUGURATION (D'un parterre de capucines ! ) PV   Mar 27 Mar - 13:22

    Oui tout ça lui paraitrait n’être qu’un rêve, un sale rêve certes, mais un rêve, ou tout du moins quelque chose de lointain et de passé depuis bien longtemps. A vrai dire elle ne s’en inquiétait pas réellement, comme il l’avait dit « un jour je serais à sa place », elle aussi à moins que la science ne fasse de gros progrès en peu de temps, mais ça leur arriverait tous.

    Elle fut presque soulagée lorsqu’il lui dit qu’il devait y aller, parler à des gens en pleine crise existentielle n’était pas son truc.
    Déjà rassurer ses amis ce n’était pas évident alors quelqu’un qu’elle venait tout juste de rencontrer …
    Mais alors pourquoi lui avait-il parlé de l’avortement, je veux dire c’est stupide de lancer un débat alors qu’il savait parfaitement bien que quelques minutes plus tard il ne serait plus là, elle aurait préféré qu’il l’ignore tout simplement et se contente de dire qu’il devait y aller.


« Merci à toi »


    Lui fit-elle d’une petite voix. Pourquoi le remerciait-elle ? C’est lui qui lui avait offert une glace, et une pause, loin de cette effroyable scène d’ailleurs.
    C’était surtout pour ça qu’elle le remerciait à vrai dire.

    Il lui fit un petit signe de la main comme pour lui dire « T’as vu je pars vraiment »

    Elle finit sa glace en le regardant s’éloigner et dans un soupir se leva pour retourner s’occuper de son pauvre parterre ravagé, c’est décidé : elle y planterait des œillets !


« Allez ! Au boulot ma belle ! »

    Elle jeta au passage le cornet simili-carton qui lui restait dans les mains, c’était du gaspillage elle le savait, mais elle ne le mangeait jamais, et elle ne le mangerait pas plus juste parce qu’on lui avait offert.
    Elle sorti son carambar, et en lut la blague. Elle n’était pas drôle. Un peu comme cette journée.

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